Essola L1, Gnigone P2, Ifoudji Makao A1, Manga F1, Bitégué L1, Nyangui Mapaga J2, Mitchowanou JAM1, Adoumaga NP1, Sima Zué A1
1- Département d’Anesthésie-Réanimation et Urgences du Centre Hospitalier Universitaire de Libreville
2- Service de Neurologie du Centre Hospitalier Universitaire de Libreville
Auteur correspondant : ESSOLA Laurence ; B.P : 7919 Libreville/Gabon ; Tél : 00 (241) 66 22 16 05 ; e-mail : laurenceessola@yahoo.fr
Résumé
Introduction : L’état de mal épileptique (EME) est une urgence médicale de causes variées, responsable de lourdes séquelles fonctionnelles et greffée d’une mortalité globale élevée. Le but de ce travail était de déterminer les facteurs prédictifs de mauvais pronostic des EME en réanimation au Centre Hospitalier Universitaire de Libreville (CHUL) de 2019 à 2023.
Matériel et méthodes : Il s’agissait d’une étude rétrospective à visée descriptive et analytique sur une période de 5 ans. Etaient retenus, les dossiers des patients âgés de 18 ans et plus admis pour EME. Les données épidémiologiques, cliniques, paracliniques, thérapeutiques et évolutives étaient recueillies sur une fiche d’enquête puis analysées à l’aide du logiciel SPSS 25. Une analyse multivariée était réalisée selon le modèle de régression logistique de type pas à pas descendants. La différence était significative pour p<5% avec un intervalle de confiance à 95%. L’autorisation du responsable du CHUL était obtenue, la confidentialité et l’anonymat des patients étaient respectés.
Résultats : Au total, 45 patients victimes d’EME étaient inclus. L’âge moyen était de 43,9±14,4 ans et le sex-ratio de 0,9. La mortalité à court et à moyen terme était de 53,3%. En analyse multivariée, les facteurs influençant le pronostic étaient le sexe féminin (p=0,029) ; les antécédents personnels d’HTA (p=0,029), les antécédents d’’épilepsie (p=0,012).
Conclusion : L’EME concerne surtout la femme jeune et la mortalité est très élevée. La connaissance des facteurs de mauvais pronostic est essentielle pour améliorer la prise en charge et ainsi réduire la mortalité.
Mots-clés : Etat de mal épileptique, Facteurs pronostics, Réanimation
Abstract
Introduction: Status Epilepticus (SE) is a medical emergency with a variety of causes, leading to serious functional sequelae and a high overall mortality rate. The aim of this study was to determine the predictive factors for a poor prognosis in intensive care units at the Centre Hospitalier Universitaire de Libreville (CHUL) from 2019 to 2023.
Material and methods: This was a retrospective study with descriptive and analytical aims over a 5-year period (January 2019 to December 2023). Patients aged 18 and over admitted for MEE were included. Epidemiological, clinical, paraclinical, therapeutic and evolutionary data were collected on a survey form and analysed using SPSS 25 software. A multivariate analysis was performed using a stepwise logistic regression model. The difference was significant for p<5% with a 95% confidence interval. Authorisation was obtained from the head of the CHUL, and patient confidentiality and anonymity were respected.
Results: A total of 45 patients with MEE were included. The mean age was 43.9 years and the sex ratio was 0.9. Mortality was 53.3%. In multivariate analysis, the factors influencing prognosis (death/survival) were female gender (p=0.029), history of hypertension (p=0.029) and history of epilepsy (p=0.012).
Conclusion: Epileptic seizures in intensive care at the CHUL mainly affect young adult women, and mortality is very high. Knowledge of poor prognostic factors is essential in order to improve management and reduce mortality.
Key words: Status Epilepticus, Prognostic factors, Intensive