PRISE EN CHARGE D’UNE PLAIE VESICALE AU COURS D’UNE CESARIENNE A PROPOS D’UN CAS A L’HIA OBO

Olagui SG1, Mpiga E2, Mpiga Ekambou L2, Nsa Bidzo M1, Ngou Mve Ngou JP3

(1) Service d’urologue et viscérale- Hôpital d’Instruction des Armées Omar Bongo Ondimba (HIAOBO)
(2) Service de gynécologie et obstétrique- Hôpital d’Instruction des Armées Omar Bongo Ondimba (HIAOBO)
(3) Service de gynécologie et obstétrique-Centre Hopsito Universitaire de Libreville (CHUL)

Auteur correspondant : OLAGUI Smith Giscard, tel : +241 66041229, mail : golagui@icloud.com. BP : 20400,
Libreville

 

Résumé

Introduction : Les plaies vésicales sont des complications classiques de la chirurgie gynéco-obstétricale. Elles restent rares vus le nombre considérable d’interventions pratiquées. L’efficacité des traitements est directement proportionnelle à la précocité du diagnostic. Le diagnostic per opératoire permet la réparation directe de ces lésions. Le traitement reste la chirurgie. Notre objectif est de présenter notre prise en charge en urgence, du diagnostic au traitement.
Observation : Nous rapportons un cas de prise en charge en urgence d’une plaie vésicale avec atteinte du trigone et des ostiums méatiques, au cours d’une césarienne indiquée pour placenta prævia sur utérus bi – cicatricielle, chez une patiente de 37 ans G4P3, dont deux césariennes, BMI 28. Le diagnostic a été posé en per opératoire immédiatement en post extraction foetale. La réparation a été réalisé dans le même temps opératoire. Les suites ont été simples, aucune fistule urinaire n’a été retrouvée.
Conclusion: Les plaies de vessie sont rares, mais source de morbité et de mortalité post opératoire. Le diagnostic doit êtrte immédiat et le traitement dans le même temps.

Mots clés: césarienne – plaie – vessie

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PANORAMA DES CANCERS DIGESTIFS AU SERVICE D’HEPATO-GASTROENTEROLOGIE DU CHU DE LIBREVILLE.

Maganga Moussavou IF, Itoudi Bignoumba PE, Saïbou M, Mbounja M, Eyi Nguema AG, Nsegue Mezui A,
Nzouto PD, Engoang AA, Moussavou Kombila JB.

Service d’Hépatologie Gastroentérologie et Endoscopie Digestive ˗ CHU de Libreville.

Auteur correspondant : Dr Maganga-Moussavou Inès-Flore ; BP : 7256 Libreville ;
Tél. : + 241 66062642/+241 74520710 ; E.mail : inesmaganga@hotmail.fr

 

Résumé

Introduction : L’Afrique connait ces 20 dernières années, une flambée des cancers digestifs. Le Gabon, avec 3 cancers digestifs parmi les cancers les plus fréquents en 2020 confirme cette émergence pathologique.
L’objectif de cette étude était de déterminer le profil épidémiologique du cancer au service d’Hépatogastroentérologie du CHU de Libreville.
Matériel et Méthodes : Il s’agissait d’une étude rétrospective, de janvier 2017 à décembre 2019, au service d’Hépato gastroentérologie du CHU de Libreville. Nous avions inclus tous les patients chez qui le diagnostic de cancer digestif avait été posé pendant cette période. Les données épidémiologiques, cliniques, paracliniques et évolutives avaient été recueillies sur des fiches standardisées. L’analyse statistique avait été réalisée grâce aux logiciels Excel 2020 et Epi info 7.2.
Résultats : Sur un total de 1788 patients hospitalisés, nous avions recensé 84 cas de cancers digestifs, soit une fréquence hospitalière de 4,7%. Cette fréquence hospitalière par année était de 2,5% en 2017 ; de 3,7% en 2018 et de 7,1% en 2019. Parmi ces 84 cas, il y avait 51 hommes et 33 femmes, soit un sex-ratio de 1,5. L’âge moyen était de 56 ans avec des extrêmes de 31 et 84 ans.
Le cancer primitif du foie représentait 34%, suivi du cancer de l’estomac 20% et du cancer colorectal 20%. Ils étaient métastasés dans 73,1% des cas. Une prise en charge oncologique avait été initiée chez 36,9% des patients.
Nous avions enregistré 50% de décès dans le mois du diagnostic.
Conclusion : La fréquence hospitalière des cancers digestifs est croissante dans notre service. Ils touchent les hommes de 56 ans d’âge moyen. Le diagnostic tardif est responsable d’un pronostic sombre.

Mots clés : cancer digestif, hépatocarcinome, cancer gastrique.

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ANEVRISME DE L’AORTE SUR MALADIE DE MARFAN CHEZ UN SUJET JEUNE. A PROPOS D’UN CAS DIAGNOSTIQUE AU CENTRE HOSPITALIER UNIVERSITAIRE DE LIBREVILLE.

Ndoume Obiang F1,2, Akagha Konde C2, Ayo Bivigou E1,2

1- Service de Cardiologie du Centre Hospitalier Universitaire de Libreville
2- Université des Sciences de la Santé de Libreville (Gabon)

Correspondance: Docteur Francis Ndoume Obiang, téléphone:(241) 66 14 47 59;
E-mail: ndoume_francis@yahoo.fr

 

Résumé

Nous rapportons le cas clinique d’un patient de sexe masculin âgé de 38 ans présentant un anévrisme de l’aorte thoracique évoqué à l’examen échocardiographique et confirmé par la tomodensitométrie thoracique à l’occasion d’un bilan d’investigation d’une douleur thoracique. Le bilan à visée étiologique utilisant un test génétique a mis en évidence une maladie de Marfan. Le patient a bénéficié d’un remplacement complet de l’aorte ascendante avec conservation de la valve aortique. Les suites opératoires se sont avérées favorables. Dans le contexte africain, la découverte d’un anévrisme de l’aorte devrait rendre systématique la réalisation d’un bilan génétique chez le patient et au niveau de sa famille.

Mots clés : Anévrisme aortique – Test génétique –Maladie de Marfan- Echocardiographie – Tomodensitométrie -Chirurgie

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MALADIE VEINEUSE THROMBOEMBOLIQUE CHEZ LE CANCEREUX

Diabaté K1, Konaté M2, Diarra IM1, Dabo G2, Kouma A3, Sanogo S3, Sidibé MF4,
Bathily M4, Traoré H5, Keita M6, Sidibé S7
1. Service de Radiothérapie Hôpital du Mali, Bamako, Mali
2. Service de Médecine Hôpital du Mali, Bamako, Mali
3. Service de Radiologie et d’imagerie médicale CHU Luxembourg, Bamako, Mali
4. Service d’Hématologie et d’Oncologie médicale CHU Point G, Bamako, Mali
5. Service d’Odontostomatologie CHU Odontostomatologie-Bamako-Mali
6. Service ORL et chirurgie maxillo faciale CHU Gabriel Touré, Bamako, Mali
7. Service de Radiologie et d’imagerie médicale CHU Point G, Bamako, Mali

Correspondance: Koniba DIABATÉ
Email: diabatekoniba2006kd@yahoo.fr; Tel: (+223) 66974235
Université des sciences, des techniques et des technologies de Bamako (USTTB)

 

Resumé

Objectif – Le but de cette étude était de déterminer l’épidémiologie de la maladie thromboembolique veineuse chez les patients cancéreux au Mali.
Patients et méthode: – Il s’agissait d’une étude rétrospective réalisée au service de radiothérapie de l’hôpital du Mali sur une période allant de janvier 2016 à décembre 2020.
Résultats: – L’âge moyen de nos patients était de 52.6 (40 à 70 ans). Nos patients étaient de sexe féminin dans 9 cas et de sexe masculin dans 1 cas. Le siège de la tumeur était le col de l’utérus dans huit cas qui était classé IIIB, la cavité buccale dans 1 cas classé T3N2cM0 et le côlon dans un cas qui était classé T3N2M1. La thromboembolique veineuse a été diagnostiquée chez sept patients en cours de chimiothérapie, et chez trois patients en cours de radiothérapie. La thrombose veineuse était fémorale profonde dans cinq cas et fémorale superficielle dans quatre cas. La localisation était pulmonaire (embolie pulmonaire) dans un cas. La thrombose veineuse était unilatérale chez sept patients et bilatérale chez deux patients.
Conclusion La maladie thromboembolique veineuse peut être une complication des cancers du col utérin, du colon et de la cavité buccale. La localisation peut se faire au niveau des membres inférieurs ou au niveau pulmonaire.
Elle peut survenir chez patients en cours de traitement anti tumoral à savoir la chimiothérapie et radiothérapie.
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Mots clés – Thrombose veineuse, Cancer, Mali

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FACTEURS ASSOCIES A LA RETINOPATHIE AU CENTRE NATIONAL HOSPITALIER UNIVERSITAIRE HUBERT KOUTOUKOU MAGA DE COTONOU

Abouki COA1,2, Kerekou CA2,3, Doutetien Djossou A2, Aïgbè N1,3, Djohossou GJ4, Alamou S1,2, Odoulami L1,5, Sounouvou I1,6, Tchabi S1,2

1. Unité d’Enseignement en Ophtalmologie – Faculté des Sciences de la Santé de l’Université d’Abomey-Calavi
2. Centre National Hospitalier Universitaire/Hubert Koutoukou MAGA (CNHU/HKM) de Cotonou
3. Unité d’Enseignement en Endocrinologie – Faculté des Sciences de la Santé de l’Université d’Abomey-Calavi
4. Hôpital d’Instruction des Armées – Centre Hospitalier Universitaire de Cotonou
5. Centre Hospitalier Universitaire de Zone / Suru- Léré (CHUZ/SL)
6. Centre Hospitalier Universitaire Départemental de l’Ouémé Plateau (CHUD/OP)

Auteur correspondant : Abouki COA ; e.mail : oladouke@gmail.com.

 

Résumé

But : analyser les facteurs associés à la survenue de la rétinopathie diabétique au Centre National Hospitalier Universitaire – Hubert Koutoukou MAGA (CNHU-HKM).
Patients et méthode : il s’agissait d’une étude transversale descriptive et analytique avec un recueil prospectif des données. Elle s’était réalisée sur une période de trois mois allant du 10 Juillet au 10 Octobre 2019. Elle a concerné tous les patients souffrant du diabète sucré et ayant consulté dans le service d’Endocrinologie, et bénéficié d’un examen ophtalmologique systématique dont le fond d’oeil, au cours de la période d’étude.
Résultats : la fréquence de la rétinopathie diabétique était de 30,46% (53/174 patients). Une prédominance féminine était observée avec une sex-ratio (H/F) de 0,57. Les principaux facteurs de risque modifiables étaient représentés par la profession et ceux non modifiables étaient représentés par la présence d’une néphropathie ancienne, l’hémoglobine glyquée, l’âge de découverte du diabète et son ancienneté.
Conclusion : La rétinopathie diabétique demeure une affection fréquente dans nos régions. Sa prévention impose une sensibilisation axée sur les facteurs de risque afin de réduire la cécité due à cette affection.

Mots clés : facteurs associés, modifiables ou non, rétinopathie diabétique.

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PREVALENCE DES CANCERS CHEZ LES PERSONNES VIVANT AVEC LE VIH A LIBREVILLE DE 2010 A 2016 (GABON)

Koumakpayi IH1,2, Engohan-Aloghe C* 2, 3, Mistoul IA4, Coulibaly A1, Ivanga M2,
Igabouyi Moussadji C1, Belembaogo E1
1 Service d’Oncologie Médicale, Institut de Cancérologie de Libreville, Libreville, Gabon
2 Service ACP-BCO, Institut de Cancérologie de Libreville, Libreville, Gabon
3 Service ACP, Hôpital d’Instruction des Armées Omar Bongo Ondimba, Libreville, Gabon.
4Service d’Infectiologie du Centre Hospitalier Universitaire de Libreville (CHUL), Libreville, Gabon

*Auteur correspondant : Corinne ENGOHAN-ALOGHE; Tél : 065.86.79.60; Email : coengohan@yahoo.fr

 

Résumé

But : estimer la prévalence et la variété des cancers chez les personnes vivant avec le VIH à Libreville
Patients et méthodes : Il s’agit d’une étude rétrospective concernant 7308 personnes vivant avec le VIH, répertoriées dans le service d’infectiologie du Centre Hospitalier Universitaire de Libreville de Janvier 2010 à Octobre 2016. Les caractéristiques sociodémographiques, les antécédents gynéco-obstétricaux, les antécédents familiaux de cancer, les habitudes et modes de vie, le délai entre le début de l’infection et l’apparition du cancer, l’état immunitaire, la prise de thérapie antirétrovirale et le type de cancer ont été étudiés.
Résultats : 20% (1462) des personnes vivant avec le VIH étaient porteuses d’un cancer. Il s’agissait majoritairement de femmes âgées en moyenne de 44 ans. 20 types de cancer ont été mis en évidence. Le cancer le plus fréquemment retrouvé était le sarcome de Kaposi (47,6%) suivi des lymphomes malins non Hodgkiniens (11,3%), du cancer du col de l’utérus (7,8 %) et du cancer du sein (7,3%).
Conclusion : Nous avons observé une augmentation du nombre de cancers chez les personnes vivant avec le VIH.
La mise en évidence des facteurs de risque de ces cancers est donc d’intérêt afin de déterminer les stratégies de prévention et de détection précoce des cancers les mieux adaptées.

Mots clés : cancer – Gabon – prévalence – types – VIH

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SITUATION DU CANCER DU COL UTERIN AU GABON : UNE REVUE DE LA LITTERATURE

Ivanga M1, Engohan-Aloghe C2,3,*, Koumakpayi IH1,2, Meye JF4, Belembaogo E1
1 Service d’Oncologie Médicale, Institut de Cancérologie de Libreville, Libreville, Gabon
2 Service ACP-BCO, Institut de Cancérologie de Libreville, Libreville, Gabon
3 Service ACP, Hôpital d’Instruction des Armées Omar Bongo Ondimba, Libreville, Gabon
4 Département de Gynécologie Obstétrique, Centre Hospitalier Universitaire Mère-Enfant Fondation Jeanne
Ebori, Libreville, Gabon

*Auteur de Correspondance: Corinne ENGOHAN-ALOGHE; coengohan@yahoo.fr; Tel : +241 65867960

 

Résumé

Objectif : Ce travail a pour but de présenter la situation du cancer du col utérin au Gabon en décrivant les caractéristiques épidémiologiques des femmes testées et les obstacles à leur suivi de contrôle.
Méthodes : Une revue de l’ensemble des études publiées, dans des revues scientifiques avec comité de lecture, portant sur le cancer du col de l’utérus et les femmes dépistées au Gabon a été effectuée. Le registre des cancers de l’Institut de Cancérologie de Libreville a également été analysé, pour la période 2013 – 2017.
Résultats : Les femmes testées ont généralement plus de 35 ans, vivent en couple, sont instruites, multipares et ont des antécédents d’infections sexuellement transmissibles. La plupart d’entre elles ont peu de connaissances sur l’étiologie de la pathologie et les moyens de prévention. Lors du dépistage de lésions cancéreuses, les souches 16, 33 et 18 du virus du papillome humain sont les plus fréquemment retrouvées. L’IVA/IVL avec colposcopie en cas de suspicion de lésions précancéreuses et cancéreuses apparaît plus performante (100% de valeur prédictive négative) pour le dépistage que le frottis cervico-utérin dans notre population. Quant aux obstacles au suivi adéquat des femmes, ils sont d’ordres individuels, communautaires ou relatifs au système de santé.
Conclusion : Il est essentiel d’améliorer l’état des connaissances de la femme, sur la prévention du cancer du col utérin, de définir les tests les plus efficaces et les limites inhérentes à notre contexte en vue de définir les conditions nécessaires à la mise en oeuvre optimale d’un dépistage organisé du cancer du col utérin à l’échelle nationale.

Mot clefs : Col Utérin, Papillomavirus, Lésions précancéreuses, Cancer, Gabon

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