Contrôle de la douleur par la thérapie cognitivo-gymnique du tronc chez les patients atteints de lombalgie chronique en Médecine Physique au Centre Hospitalier Universitaire d’Owendo

Okome Obiang IM1,2,4, Nang Essone JF1,4, Nziengui MI2, Anyuzoghe E3, Nzighe Mba A1, Obame ER4, Missounga L2, Kouna Ndouongo P2

4. Service d’Explorations Fonctionnelles et de Médecine Physique du Centre Hospitalier Universitaire d’Owendo, Gabon.
5. Département de Médecine Interne et des Spécialités Médicales de la Faculté de Médecine de l’Université des Sciences de la Santé de Libreville, Gabon.
6. Département d’Epidémiologie, Biostatistique et Informatique Médicale (DEBIM), Santé Publique, Médecine Légale et Médecine du Travail de l’Université des Sciences de la Santé de Libreville, Gabon.
7. Département d’Anesthésie Réanimation, Urgences et Spécialités Médicales du Centre Hospitalier Universitaire d’Owendo, Gabon.

Auteur correspondant : Okome Obiang Ines Mariette ; E-mail : inesokome@gmail.com; Tel : +241 77057964

 

Résumé

Introduction : la perte des capacités musculaires du tronc entretien la chronicité de la douleur lombaire.
Objectif : évaluer le contrôle de la douleur par la thérapie cognitivo-gymnique du tronc chez les sujets atteints de lombalgie chronique.
Patients et méthode : il s’agissait d’une étude expérimentale, prospective et longitudinale menée sur 10 mois, du 1er janvier au 30 septembre 2023. Nous avons inclus les lombalgiques chroniques ayant donné leur consentement pour participer à l’étude. La présentation de la thérapie cognitivo-gymnique, la notification des paramètres à évaluer et l’administration d’un questionnaire sur les connaissances des mécanismes de survenue de la lombalgie, sur les attitudes de la gestion de la douleur et sur les pratiques de la gestion de la douleur (CAP) ont été faits par le Médecin Physique au cours des consultations médicales.
Résultats : Au total, 107 patients ont été recrutés. L’âge moyen était de 47,8 ±9,7 ans ; avec 70,1% de femmes. En moyenne, la douleur était cotée à 6,4 ± 1,7 avant la thérapie, puis à 0,3 ± 0,9 à 6 mois. Cette douleur était d’autant plus importante que le test de Shirado Ito était faible (p = 0,044). Un manque de souplesse des muscles lombaires était observé chez 37,4% des patients au début de l’étude. A la fin du suivi, 99,9% (n=106) des patients avaient une bonne souplesse musculaire.
Conclusion : l’éducation thérapeutique est une approche non pharmacologique multimodale qui apporte des bénéfices pouvant être satisfaisants par l’implication du patient dans sa propre prise en charge.

Mots clés : lombalgie chronique, CAP, thérapie cognitivo-gymnique, Shirado Ito, Sorensen, Owendo

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Aspects échocardiographiques chez l’enfant drépanocytaire homozygote : expérience du Centre Hospitalier Universitaire Mère – enfant Fondation Jeanne Ebori de Libreville.

Mpori JM1, Allognon MC2, Okoumandambo KL1, Mabery Grodet A1, Kinga A3, Mdili TL1, Akagha Konde CP4, Ndoume obiang F2, Yekini C2, Babongui Boussougou L2, Ayo Bivigou E2 Igala M5, Ategbo S1, Houenassi DM2

1- Service de Pédiatrie, Centre Hospitalier universitaire Mère-enfant fondation Jeanne Ebori (CHUME JE)
2- Service de cardiologie, Centre hospitalier universitaire de Libreville (CHUL)
3- Service de Médecine, Centre Hospitalier Régional Amissa Bongo (CHRAB)
4- Département d’anesthésie-réanimation, Centre hospitalier universitaire d’Owendo (CHUO)
5- Service d’hématologie, Centre Hospitalier universitaire de Libreville (CHUL)

Auteur correspondant : MPORI Jamila Myrtille ; Cardiologue adulte et pédiatrique ; Centre hospitalier universitaire Mère-enfant fondation Jeanne EBORI ; Tél : 00241 62 77 83 65 ; mpori_jamila@yahoo.fr ; Libreville /Gabon

 

Résumé
Introduction : La drépanocytose est la maladie génétique la plus répandue dans le monde. C’est la première hémoglobinopathie chronique dans notre pays et constitue un problème réel de santé publique. La mortalité est principalement due aux complications cardiaques. L’objectif de ce travail était de décrire les aspects écho cardiographiques chez les enfants drépanocytaires homozygotes SS.
Patients et méthodes : Il s’agissait d’une étude transversale descriptive et analytique qui s’est déroulée sur une période de 6 mois, allant de novembre 2022 à avril 2023. Les enfants drépanocytaires âgés de 0 à 18 ans pour lesquels le consentement éclairé des parents ou tuteurs avait été obtenu, ont été inclus ; ceux porteurs d’une cardiopathie associée ont été exclus. Un recrutement exhaustif de tous les patients répondant aux critères d’inclusion a été réalisé. Les patients retenus ont bénéficié d’un examen clinique et d’une échocardiographie doppler. Les données sociodémographiques, cliniques et échocardiographiques ont été recensés et mentionnées sur une fiche d’enquête standard pour tous les patients. Le traitement et l’analyse des données ont été réalisés grâce au Logiciel Excel 2016 et RStudio 2023.03.0. Le seuil de significativité était défini pour p<0,05.
Résultats : 116 patients ont constitués l’échantillon. 106 patients présentaient au moins une anomalie cardiaque, soit une prévalence de 91,4%. L’âge moyen était de 8,7 ± 4,6ans. Le sexe masculin prédominait avec sex ratio de 1,3. Le diagnostic de la drépanocytose était posé à 38,8% à la suite d’une infection et l’âge moyen au moment du diagnostic était de 23,6 mois. Les principales anomalies retrouvées étaient les dilatations cavitaires notamment celle de l’oreillette gauche à 90,5%, du ventricule gauche à 25,9%, du ventricule droit à 19,8% et de l’oreillette droite à 14,6%. Il n’y avait pas de dysfonction systolique ventriculaire et 4,3% de patients présentaient une hypertension pulmonaire.
Conclusion : Les complications cardiaques de la drépanocytose contribuent à élever la morbidité et de la mortalité des patients. Il est donc important de les dépister le plus tôt afin d’améliorer la survie et le pronostic des patients.

Mots clés : Drépanocytose_ échocardiographie_ enfant

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Aspects épidémiologique et étiologique du syndrome cardio-rénal de type 1 à l’unité des soins intensifs cardiologiques du CHU de Grenoble

Kinga Armel1,*, Allognon Christian2, Mpori Jamila Mirtille3, Ndoume Francis2, Akagha Kondé Christelle4, Yekini Carole2, Tchikaya Tchikinson Yvon5.

(1) Service de Médecine Centre Hospitalier Régional AMISSA BONGO de Franceville (CHRABF)
(2) Service de Cardiologie Centre Hospitalier Universitaire de Libreville (CHUL)
(3) Service de Pédiatrie Centre Hospitalier Universitaire Mère-Enfant de Libreville (CHUME)
(4) Service de Médecine Centre Hospitalier Universitaire d’OWENDO (CHUO)
(5) Service de Cardiologie Hôpital des Instructions des Armées OMAR BONGO ONDIMBA de Libreville
(HIOBO)
*Auteur correspondant : Armel KINGA ; Tel : +241 07 72 49 73 (portable) ; Email : kinga.armel@yahoo.fr

 

Résumé

Introduction : Le syndrome cardio-rénal type 1 est une dysfonction cardiaque aigue qui se complique d’une dysfonction rénale aigue. Le syndrome cardio-rénal est peu étudié. Le but de cette étude était de décrire les aspects épidémiologiques et étiologiques.
Patients et méthodes : Il s’agit d’une étude rétrospective et descriptive à partir des dossiers de tous les patients admis pour insuffisance cardiaque aigue, d’avril 2012 à mars 2013, à l’unité des soins intensifs cardiologiques du CHU de Grenoble. Nous avons recueilli les données sociodémographiques, les facteurs de risque cardiovasculaire et les étiologies. L’analyse des données a été faite à l’aide du logiciel SPSS 20.
Résultats : Nous avons inclus 71 patients. La prévalence était de 27,4% avec une prédominance masculine (sexratio à 1,7) et un âge moyen 74,8±10,6. Le délai de survenu du syndrome cardio-rénal était de 1 à 3 jours d’admission dans 95 % des cas. Les facteurs de risque cardiovasculaires étaient dominés par l’hypertension artérielle (60,6%) et le diabète (33,8%). La cardiopathie ischémique était l’étiologie la plus retrouvée.
Conclusion : La prévalence du syndrome cardio-rénal dans notre étude est de 27,4%. Sa survenue est favorisée par le vieillissement, les comorbidités notamment l’hypertension artérielle et le diabète. La cardiopathie ischémique est l’étiologie la plus retrouvée.

Mots-clés : Syndrome cardio-rénal, épidémiologie, étiologie ischémique, Grenoble

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Myélite transverse aigue après vaccination Rubéole-Rougeole à Abidjan. A propos d’un cas.

Chrysostome Melaine Mossou1, Diawara Salif1, N’daw Sara Muriel Kane1, Marion Owono Ntsame1, Oumaima Mahamat Djarma1, Souhalio Noufé2, Koby Obro4, Nicaise Lepri Aka3, Serge Paul Eholié1

(1) Service des Maladies Infectieuses et Tropicales, CHU de Treichville, Abidjan, Côte d’Ivoire.
(2) Institut National d’Hygiène Publique
(3) Direction de la Coordination du Programme Elargi de Vaccination
(4) Institut Pasteur de Côte d’Ivoire

Correspondance : Mossou Melaine Chrysostome
Service des Maladies Infectieuses et Tropicales, Centre Hospitalier Universitaire de Treichville, 01 BP V 3
Abidjan 01, Téléphone : +225 0707469822, Email : mos1mel2@gmail.com

 

Résumé
Les complications neurologiques graves post vaccinales sont rares et peu décrites. Nous décrivons le premier cas de myélite transverse aigue survenue après l’administration du vaccin Rubéole-Rougeole (RR) en vue de contribuer à son étude épidémiologique et clinique. L’examen clinique retrouvait chez un enfant de 9 ans une fièvre associée à un syndrome de compression médullaire. L’imagerie par résonance magnétique (IRM) objectivait des lésions multi étagées de T6 à T12. Le virus de la rougeole avait été identifié dans le liquide cérébro-spinal (LCS) par la technique d’amplification génomique. L’évolution était favorable sans séquelle en 10 jours sous corticothérapie. L’absence de séquences génomiques n’avait pas permis la différenciation de la souche sauvage de celle vaccinale.

Mots clés : Myélite transverse, vaccin rougeole-rubéole, MAPI grave

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Maladie de Hyrayama à Libreville : à propos d’un cas

Mambila Matsalou GA1, Gnigone PM1, Nyangui Mapaga J1, Saphou-Damon MA1, Moussavou C2, Mboumba M C1, Nsounda A1, Camara IA1, Diouf Mbourou N1, Kouna Ndouongo Ph1

1- Service de Neurologie CHU de Libreville
2- Service de Neurologie HIAOBO de Libreville
Auteur correspondant : Mambila Matsalou Grass Aurelle ; BP : 2263 Libreville
E-mail : aurellemambila@gmail.com
Tél : (+241) 74 389947/ 61000742

 

Résumé

Introduction : La Maladie d’Hirayama est une myélopathie cervicale basse rare atteignant les adultes jeunes. Elle est responsable d’une atteinte motrice pure distale des membres supérieurs, d’évolution progressive dans le territoire des métamères C7à T1.
Observation: Nous rapportons le cas d’un patient âgé de 25 ans de nationalité gabonaise conducteur de train, sportif sans antécédents pathologiques qui consulte pour une impotence fonctionnelle des deux mains d’apparition progressive. Les symptômes sont apparus à la suite d’une activité sportive. L’examen clinique retrouvait un déficit distal des membres supérieurs : court abducteur du pouce, extenseurs des doigts et des poignets, lumbricaux, abducteur du Ve doigt à gauche associée à une amyotrophie du 1/3 inférieur de l’avant-bras gauche. Les réflexes ostéo-tendineux étaient présents et normaux, il n’y avait pas de signe de Hoffman ni de troubles de la sensibilité. À l’électroneuromyogramme (ENMG), la stimulodétection mettait en évidence une diminution des amplitudes distales motrices des nerfs médian, cubital et radial à gauche sans modification des vitesses de conduction ni d’atteinte sensitive. La détection à l’aiguille des muscles (palmaire, triceps, court abducteur du pouce, Ier interosseux) montrait un recrutement spatial pauvre avec potentiels d’unités motrices (PUM) géants à l’effort. Il n’y avait pas d’activité au repos. L’IRM cervicale était normale et les séquences dynamiques n’ont pas été réalisées faute de plateau technique. Les aspects cliniques, électriques ont permis de retenir le diagnostic de maladie d’Hirayama.
Conclusion : La maladie d’Hirayama touche le sujet jeune et peut être à l’origine d’un handicap professionnel et social majeur.

Mots clés : Amyotrophie, Hirayama, Libreville

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Kyste dentigère chez un enfant, compliqué d’un purpura thrombopénique : étude de cas.

Njifou Njimah Amadou1, Mouangue-Mbonjo Louise1,2, Alphonse Daudet Batchom1, Ngowe Ngowe Marcelin1

1 Faculté de Médecine et des Sciences Pharmaceutiques (FMPS), Département de Chirurgie et Spécialités, Université
de Douala (UDo),
2 Service ORL et Chirurgie Maxillo-faciale, Hôpital Central de Yaoundé,

1. Njifou Njimah Amadou : Département de Chirurgie et Spécialités, Faculté de Médecine et des Sciences Pharmaceutiques, Université de Douala, Cameroun. BP : 2701, Douala, Cameroun, Téléphone :
00237679161300, Email : amanjifou@yahoo.fr relecture manuscrit)
2. Mouangue-Mbonjo Louise : Service d’Oto-rhino-laryngologie et de Chirurgie cervico-maxillo-faciale,
Hôpital Central de Yaoundé, Faculté de Médecine et des Sciences Pharmaceutiques, Université de Douala, Cameroun. BP : 25612, Douala, Cameroun, Téléphone : 00237676313907, Email :
lou_mouang@yahoo.fr (rédaction manuscrit)
3. Batchom Alphonse Daudet: Département de Chirurgie et Spécialités, Faculté de Médecine et des Sciences Pharmaceutiques, Université de Douala, Cameroun. Tel : +237691105968. Email: dbatchom@
yahoo.fr. (relecture manuscrit)
4. Ngowe Ngowe Marcelin : Département de Chirurgie et Spécialités, Faculté de Médecine et des Sciences Pharmaceutiques, Université de Douala, Cameroun. BP : 2701, Douala, Cameroun, Téléphone : 00237 6 20 13 89 00 ; Email: contact@fmsp-udo.com (relecture manuscrit)

Auteur correspondant : Mouangue-Mbonjo Louise : Service d’Oto-rhino-laryngologie et de Chirurgie cervicomaxillo-faciale, Hôpital Central de Yaoundé, Faculté de Médecine et des Sciences Pharmaceutiques, Université de Douala, Cameroun. BP : 25612, Cameroun, Téléphone : 00237676313907, Email : lou_mouang@yahoo.fr

 

Résumé
Objectif : Le purpura thrombopénique idiopathique aiguë ou purpura thrombopénique immun (PTI) survenant lors d’un kyste dentigère est une complication rarement décrite dans la littérature. Le kyste de la mâchoire ou kyste folliculaire ou corono-dentaire est une tumeur odontogène bénigne. Elle est la plus fréquente souvent associée à la couronne d’une dent non éruptive et/ou en développement par accumulation de liquide entre l’épithélium réduit de l’émail et la couronne dentaire d’une dent. Nous rapportons un cas de kyste dentigère compliqué de purpura thrombopénique idiopathique, et souhaitons relever des aspects physiopathologiques et cliniques, puis faciliter les décisions thérapeutiques concernant les patients avec un PTI dans notre contexte.
Observation : Un enfant de sexe masculin sans antécédent particulier âgé de 9 ans se présente pour une chirurgie programmée d’une masse jugale gauche évoluant depuis l’enfance. La tomodensitométrie montre une lésion kystique maxillaire centrée entre la 22 et la 24 avec une dent incluse. L’exérèse du kyste dentigère s’est compliquée en post-opératoire immédiat d’un purpura thrombopénique idiopathique sur la base d’hématome buccal, des pétéchies généralisées progressivement visible sur la peau, d’hématurie macroscopique, d’une anémie sévère à 5.8g/dl, une thrombopénie sévère avec 3000 plaquettes/mm³. Apres un bilan sanguin approfondi, plusieurs transfusions de plasma frais, associée aux injections de vitamine K et d’acide tranexamique et l’usage d’anti-inflammatoire a été nécessaire à la résolution complète de la symptomatologie.
Conclusion : Le purpura thrombopénique idiopathique est un syndrome rare, d’étiologie inconnue et de très mauvais pronostic. Cette observation illustre les difficultés rencontrées à poser le diagnostic de purpura thrombopénique idiopathique post-opératoire immédiat lors d’un traitement pour kyste dentigère chez un enfant jusque-là sans problème de sante.
Mots-clés : Sinus maxillaire, purpura thrombopénique idiopathique, Kyste dentigère, Dent incluse, tumeur faciale.

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Utilisation des moyens de prévention intradomiciliare de paludisme dans une population estudiante à Libreville et Owendo au Gabon

Moutombi Ditombi BC1, Mbang Nguéma OA1,2; Sibi Matotou HR1, Mbondoukwe NP1, Ndong Ngomo JM1, Ada Mengome MF1,3, Mihindou JC1, Kono HN1,3; Pongui NP1; Mawili Mboumba DP1; Bouyou Akotet MK1.

1 Centre de Recherche Biomédicale en Pathogènes Infectieux et Pathologies Associées, Département de Parasitologie-Mycologie, Université des Sciences de la Santé BP : 4009, Owendo, Gabon
2 Unité d’entomologie Médicale, Département de Parasitologie-Mycologie, Université des Sciences de la Santé BP: 4009, Owendo, Gabon.
3 Université des Sciences et Techniques de Masuku, Franceville, Gabon.

Correspondance et tirés à part: Dr Mbang Nguema Ornella Anaïse
Département de Parasitologie-Mycologie, Faculté de médecine, Université des Sciences de la Santé, BP 4009, Libreville Gabon
Tél : +241 01 70 48 96 ; Fax : +241 01 70 48 96 E-mail :mbangnguema@yahoo.fr.

 

Résumé

 Introduction : La lutte antivectorielle constitue l’un des axes majeurs de la stratégie de lutte contre le paludisme. Le but de l’étude était d’évaluer la diversité et la fréquence d’utilisation des mesures de prévention contre le paludisme chez les étudiants de deux universités de l’Estuaire au Gabon.
Matériel et Méthodes : Une étude prospective et transversale a été menée du 15 Avril au 18 Juillet 2023 auprès des étudiants de plus de 16 ans inscrits à l’Université des Sciences de la Santé et à l’Université Omar Bongo au Gabon. Les données sur les caractéristiques sociodémographiques et la pratique des mesures préventives contre le paludisme ont été recueillies.
Résultats : Au total, 214 étudiants ont été inclus, au cours de l’étude, les femmes prédominaient (64%) ainsi que les étudiants de 20 à 24 ans (48,6% ; n= 104). Plus de la moitié des étudiants vivaient à Libreville (57,7%) et 44,4% avaient un niveau d’étude Licence 3 et Master. Plus de 40% (n=92) possédait une Moustiquaire Imprégnée à Longue Durée d’Action (MILDA) et seulement 34,1% l’utilisait. Près de deux tiers (n= 135 ; 63%) des étudiants utilisaient un insecticide en sprays et 21% un serpentin fumigène. Les attitudes les plus fréquentes incluaient l’utilisation d’insecticides en spray et l’absence de moyen de prévention (p< 0,01).
Conclusion : La pratique des moyens de lutte anti vectorielle était peu fréquente chez les étudiants. Il est donc nécessaire d’intensifier les séances d’éducation et de formation sur l’importance de l’utilisation des MILDA et d’intégrer les étudiants dans les campagnes de distribution gratuite de MILDA. 

 Mots clés : paludisme, mesures préventives, étudiants.

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