Epidémiologie des tumeurs des membres dans le service de chirurgie orthopédique et traumatologie de l’hôpital régional de Sikasso (Mali).

Traoré T1,, Touré L1,, Niang M1,, Diallo S2,, Hans-Moevi A3

1 Service d’Orthopédie-Traumatologie, Etablissement Hospitalier Publique Sikasso (Mali)
2 Service d’Orthopédie – Traumatologie du Centre Hospitalier Universitaire de Kati (Mali)
5 Service d’Orthopédie-Traumatologie CNHU-HKM de Cotonou (Benin)

 

Résumé

Introduction : L’incidence réelle des tumeurs des membres semble mal connue en Afrique Noire et particulier au Mali. La douleur est souvent le principal signe clinique des tumeurs des membres.
But : Déterminer la fréquence, les aspects cliniques et histologiques.
Patients et Méthode : Il s’agissait d’une étude rétrospective de 5 ans, allant du 1er janvier 2017 au 31 décembre 2021 qui a porté sur 66 patients.
Elle concernait tous les patients, des deux sexes admis et traité pour tumeur de membre dans le service.
Résultats : La fréquence était de 2,91%, le sex-ratio était de 0,9 en faveur des femmes avec un âge moyen de 33,7 ans.
La douleur était au premier plan dans 78,8%, Le délai moyen entre l’apparition des premiers symptômes et la première consultation médicale était de 5,06 ans et 73% de nos patients avait eu recours à un traitement traditionnel. Les membres pelviens représentaient 83,3% et la taille moyenne de la tumeur était de 7,2 cm. La radiographie standard effectuée chez 93,9% et la tomodensitométrie (TDM) dans 6,1%.
Sur le plan histologique les tumeurs bénignes représentaient fibrolipomes 8 cas, carcinomes épidermoïdes 7 cas et quant aux tumeurs malignes les ostéosarcomes 8 cas, fibrosarcomes et de chondrosarcomes 3 cas.
Conclusion : Le traitement traditionnel et la méconnaissance de la pathologie tumorale retardent la consultation avec des conséquences désastreuses.

Mots clés : Membres – Tumeurs – Diagnostic – Histologie

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Aspects épidémiologiques, cliniques, thérapeutiques et évolutifs des infections respiratoires basses chez l’enfant au CHU mère-enfant Fondation Jeanne Ebori.

Lembet Mikolo A1,2, Midili T L1,2, Mintsa-Mi-Nkama E1,2, Mekame Meye A1,2, Mabery Grodet A1, Kiba L G1, Koumba Maniaga R1,2, Mounguengui Hans Junior1, Mboungani M1, Pemba Mihindou M1, Medza M’Ella R1,
Mve Abagha R1, Eyi C1, Aloli N1, Nguemou Mba N1, Kuissi Kamgaing E1,2, Ategbo S1,2

1. CHU Mère-Enfants Fondation Jeanne Ebori (CHUME FJE), Libreville-Gabon
2. Département de Pédiatrie, Faculté de Médecine, Libreville-Gabon.

Auteur correspondant : LEMBET MIKOLO Aude Mariela, Département de pédiatrie, Faculté de médecine,
Libreville-Gabon ; Tel : +24177325278 ; mail : lembetmikolo@gmail.com

 

Résumé

Introduction : les infections respiratoires basses (IRB) constituent un véritable problème de santé publique chez les enfants de moins de cinq ans, aussi bien dans les pays industrialisés que dans les pays en voie de développement. L’objectif est de décrire les aspects épidémiologiques, cliniques, thérapeutiques et évolutifs des IRB de l’enfant au CHUME-FJE.
Patients et méthodes : étude rétrospective, descriptive et analytique sur 24 mois. Les enfants admis pour une IRB documentée étaient inclus. L’analyse des données le logiciel Epi Info 7.2.2. Le seuil de significativité a été défini pour p<0,05.
Résultats : fréquence des IRB : 24,1%. Les enfants < à 5 ans représentaient 83,7%. L’âge moyen était de 2,6 ± 2,9 ans avec un sex-ratio de 1,3. Les IRB ont sévit toute l’année avec des pics en petite saison sèche et la grande saison de pluie. Les principaux symptômes étaient la toux (71,7%) et la dyspnée (28,2%). Le type d’IRB était dominé par la pneumonie (52,0%). Il y’avait une association entre la survenue d’une pneumonie, l’absence de vaccins recommandés (p = 0,007) et la tranche d’âge de [0-5 ans [(p = 0,002). L’amoxicilline-acide clavulanique était administrée dans 51,9%. L’évolution était favorable (96,3%). La mortalité était de 3,7%.
Conclusion : les IRB sont fréquentes dans notre contexte dominé par la pneumonie. Les enfants de moins de 5 ans sont les plus touchés. La nécessité de campagne de sensibilisation et d’une meilleure couverture vaccinale demeure.

Mots clefs : bronchite, bronchiolite, infections respiratoires basses, pneumonie, Libreville

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Implications de l’hypertension artérielle sur l’aptitude au poste des travailleurs évacués des sites pétroliers à pointe-noire (Congo)

Ebatetou Ataboho E1,2,3, Kokolo JG3, Atipo-Galloye PK3

1 Faculté des Sciences de la Santé, Université Marien Ngouabi, Brazzaville, Congo
2 Clinique TotalEnergies EP Congo, Pointe-Noire, Congo
3 Société de médecine légale et de santé au travail du Congo (Somelest), Pointe-Noire, Congo
Courriel : ebatetou@gmail.com

Correspondances et tirés – à – part : Docteur Ebenguela EBATETOU ATABOHOTel. 00.242.069741224. Courriel : ebatetou@gmail.com

 

Résumé

Introduction : La mesure systématique de la pression artérielle constitue un paramètre fondamental en santé au travail, non seulement pour le dépistage et le diagnostic précoce de l’hypertension artérielle (HTA), mais également pour l’évaluation médicale de l’aptitude au poste qui en résulte. Cette étude visait à analyser les profils des travailleurs hypertendus évacués des sites pétroliers onshore/offshore à Pointe-Noire.
Matériel et méthodes : Une étude descriptive transversale a été menée de janvier 2020 à mars 2023, auprès des travailleurs évacués des chantiers on/offshore d’une entreprise de production pétrolière pour des chiffres tensionnels élevés. Les données ont été recueillies à partir des fiches de transfert et des rapports médicaux du malade.
Résultats : L’HTA représentait le premier motif d’évacuation, 22 cas sur 77 soit 28,6%. La population était à prédominance masculine (95%) avec un âge moyen de 44,9 ± 7,0 ans, hypertendue connue dans 55% des cas et avec un traitement en cours dans 27% des cas. La majorité travaillait sur des sites offshore (85%) et 63% étaient des ouvriers. Un quart de ces travailleurs (27%) bénéficiait d’une prise en charge médicale complète. L’HTA était classée grade 3 chez 91% des travailleurs évacués avec une pression artérielle systolique moyenne de 191±16,4 mm Hg et diastolique de 118±13,4mm Hg. Des symptômes ont été relevés chez 41% des travailleurs, et 50% avaient bénéficié d’un traitement antihypertenseur avant leur évacuation du site.
Conclusion : Ces données soulignent l’importance d’un dépistage précoce, d’une surveillance médicale régulière et d’un traitement de l’HTA afin de maintenir l’aptitude professionnelle.

Mots –clés : Hypertension artérielle, aptitude au travail, Sites on/shore, Entreprise pétrolière, Pointe-Noire.

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Cytolyse hépatique au cours de la COVID-19 chez des patients du Centre Hospitalier Universitaire de Libreville, Gabon.

Ntsame Owono MM1,2, Manomba Boulingui C1,2, Essomeyo Ngue Mebale M1,2, Igala M2, Dibanganga C3, Bouyou Akotet M3

1. Service d’Infectiologie du Centre Hospitalier Universitaire de Libreville, Gabon
2. Département de Médecine et Spécialités Médicales, Université des Sciences de la Santé, Gabon
3. Département des Sciences fondamentales, Université des Sciences de la Santé, Gabon

 

Résumé

Introduction : Le recherche de facteurs pronostiques de la COVID-19 permettrait d’améliorer la prise en charge rapide des patients à risque de forme sévère et de décès. Cette étude avait pour objectif de déterminer la relation entre la sévérité de la COVID-19 et les taux des transaminases hépatiques.
Patients et méthodes : Il s’est agi d’une étude transversale prospective menée en 2021 dans le service d’Infectiologie du Centre Hospitalier Universitaire de Libreville (CHUL) au Gabon. La population d’étude était constituée de patients consultant ou hospitalisés pour COVID-19 confirmée. Les variables sociodémographiques, les antécédents et les symptômes cliniques ainsi que les résultats des dosages de la CRP, des ASAT et des ALAT ont été recueillies puis analysés en fonction de la sévérité de la COVID-19.
Résultats : Pendant la période d’étude 184 patients ont été inclus. L’âge moyen des patients était de 4±14 ans. Les taux moyens des ASAT étaient de 26 ±13 UI/L chez les patients asymptomatiques, de 60 ±101 UI/L en cas de forme modérée et de 59 ± 46 UI/L en cas de forme sévère (p=0,03). Les taux moyens des ALAT étaient respectivement de 27 ±17 UI/L, de 44 ±50 UI/L et de 52 ±34 UI/L en cas de COVID-19 asymptomatique, modéré et sévère (p<0,01). Il existait une association entre l’élévation des transaminases et le sexe masculin l’existence de comorbidités et les formes sévères (p <0,01. Il existait une corrélation fortement positive entre les taux de CRP et des ALAT (rho=0,41 ; p<0,01).
Conclusion : Les transaminases hépatiques semblent être des biomarqueurs de la COVID-19 modérée à sévère.

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Prise en charge d’un état de mal convulsif secondaire à un coup de chaleur d’exercice à l’Hôpital d’Instruction des Armées d’Akanda

Olivera S1, Edjo Nkilly G2, Okoue Ondo R2, Manga F33, Mouiry Bivigou W1, Mandji Lawson JM1

1. Hôpital d’Instruction des Armées d’Akanda1 département d’anesthésie-réanimation, Libreville (Gabon).
Téléphone +241 11459004, BP : 9455. Courriel : oliveira.stephane1980@gmail.com
2. Hôpital d’Instruction des Armées Omar Bongo Ondimba2 département d’anesthésie-réanimation, Libreville
(Gabon). Téléphone +241 11790000, BP : 20404.
3. Centre Hospitalier Universitaire de Libreville3 département d’anesthésie-réanimation, Libreville (Gabon).
Téléphone +241 11 484801, BP : 2228.

Auteur correspondant : Stéphane OLIVEIRA1 : oliveira.stephane1980@gmail.com

 

Résumé

Fréquent en milieu militaire le coup de chaleur d’exercice (CCE) est de plus en plus observé en milieu civil lors des compétitions de masse ou de sports extrêmes. Parmi les défaillances multiviscérales rencontrées, les convulsions font partie des troubles neurologiques et sont un signe de gravité. Nous rapportons ici le cas d’un patient âgé de 43 ans présentant un état de mal convulsif survenu 2 heures après le début d’une course de semimarathon. Le diagnostic de CCE était évoqué devant la présence d’une hyperthermie, d’une défaillance hémodynamique et neurologique faite d’agitation puis convulsion consécutive à un effort physique intense. La prise en charge avait consisté en l’administration de sérum physiologique refroidi et d’une sédation. Sous traitement, l’évolution était favorable et le patient était sorti après 17 jours d’hospitalisation.

Mots-clés : coup de chaleur d’exercice, semi-marathon, état de mal convulsif, sédation.

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Aspects épidémiologiques des cancers gynécologiques et mammaires au CHU Mère et Enfant Fondation Jeanne Ebori de Libreville en 2023

Assoumou Obiang P1, Eya’ama Mve R1, Makoyo Komba O1, Minkobame U1, Nyingone S1, Ntsame EJ1, Bang Ntamack JA1, Meye JF1

Département de Gynécologie Obstétrique de la faculté de Médecine de Libreville, Université des sciences de la
santé (USS) ; Libreville-Gabon.

Correspondance: Dr ASSOUMOU OBIANG Pamphile ; BP: 1421 Libreville / Gabon ; Tel : 077878440 ; Email :
assoumobiang@yahoo.fr

 

Résumé
Introduction : Les cancers gynécologiques et mammaires représentent un véritable problème de santé publique. L’objectif de ce travail était de déterminer les aspects épidémiologiques de ces cancers au CHU Mère Enfant Fondation Jeanne Ebori.
Patientes et Méthodes : Il s’agissait d’une étude rétrospective, descriptive. Elle portait sur les dossiers des patientes chez qui le diagnostic anatomo-pathologique de cancer gynécologique et mammaire était posé sur une période de trois ans. Les données ont été recueillies puis analyser.
Résultats : Au cours de cette période, un total de 237 cas de cancers gynécologiques et mammaires a été recensé. L’âge moyen des patientes était de 53 ans. Les femmes n’ayant pas d’activité rémunératrice représentaient 86,4% (n=205) des cas. Le cancer du sein venait au premier rang avec 131 (55,2%) cas. Le cancer du col de l’utérus venait en seconde position avec 53 (22,3%) cas, suivi du cancer de l’ovaire avec 24 (10,1%) cas. La découverte de la maladie par autopalpation d’un nodule concernait 115 (87,7%) patientes avec un cancer du sein. Les métrorragies étaient retrouvées chez 41 (79,1%) patientes avec un cancer du col, 11 (84,6%) patientes avec un cancer de l’endomètre. Le délai moyen de consultation a été de 8 mois. Le cancer du sein a été découvert à un stade avancé (III et IV) chez 97 (74,0%) femmes. Pour ce qui est du cancer du col, 26 (49,0%) patientes ont été diagnostiquées au stade III et IV. L’analyse histologique a révélé que le carcinome canalaire infiltrant était retrouvé chez 115 (87,7%) patientes ayant un cancer du sein. Le carcinome épidermoïde invasif était retrouvé chez 48 (90,5%) patientes ayant un cancer du col.
Conclusion : Les cancers gynécologiques et mammaires sont fréquents et touchent particulièrement les femmes jeunes, sans activités rémunératrices. Leur diagnostic est tardif.

Mots clés : cancers gynécologiques et mammaires – épidémiologie – femmes jeunes- diagnostic tardif

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Les Urgences infectieuses ORL à l’Hôpital d’Instruction des Armées Omar Bongo Ondimba : aspects épidémiologiques, diagnostiques et thérapeutiques.

Lekassa P1-2, Andjock Nkouo YC3, Ngoma Manfoumbi AB1, Manfoumbi Manfoumbi KD1, M’bi-Fani Mavoungou R R1, Lebiogo O1, Ngwe1, Miloundja J1-2, Nzouba L1-2

1-Service d’ORL et CCF, Hôpital d’Instruction des Armées Omar Bongo Ondimba, Libreville. Gabon
2-Département de Chirurgie et Spécialités Chirurgicales, Université des Sciences de la Santé, Owendo, Gabon.
3-Service d’ORL et CCF, Hôpital Général de Yaoundé. Cameroun

Adresse pour correspondance : Dr Lekassa Pierrette ; Service d’ORL et de chirurgie cervico-faciale ; Hôpital d’Instruction des Armées Omar Bongo Ondimba ; BP 20404, Libreville, Gabon ; Tel : (00241) 06010066 ; Email : lekassapierrette@yahoo.fr

 

Résumé
Introduction : Les urgences infectieuses ORL sont fréquentes en consultation médicale courante. Elles surviennent brutalement et nécessitent une prise en charge rapide.
Objectif : décrire les aspects épidémiologiques, diagnostiques, et thérapeutiques des urgences infectieuses ORL dans notre contexte.
Patients et méthodes : Il s’agit d’une étude rétrospective à visée descriptive menée dans le service d’Oto-Rhino- Laryngologie et chirurgie cervico-faciale de l’hôpital d’instruction des armées Omar Bongo Ondimba portant sur les dossiers médicaux des patients hospitalisés pour prise en charge d’une urgence infectieuse de janvier à décembre 2020.
Résultats : Au total 24 dossiers des patients dont 9 hommes (37,5%) et 15 femmes (62,5%) soit un sex-ratio 0,6. L’âge médian était de 32 ans avec les extrêmes de 3 ans et 68 ans. Les élèves et étudiants représentaient 25%. La notion d’automédication était retrouvée dans 66,6% des cas. Le délai de consultation était supérieur à 72 heures dans 88% des cas. Les motifs de consultation étaient variés en fonction du siège de l’infection, cependant la douleur et la fièvre étaient constantes. Les étiologies étaient principalement les cellulites (13 cas) et les angines (5 cas). Les prélèvements réalisés étaient stériles. Le traitement médical administré dans tous les cas était une antibiothérapie probabiliste utilisée en première intention comprenant l’association amoxicilline-acide clavulanique ou l’association céphalosporine de 3ème génération + aminosides et imidazolés. Le traitement chirurgical représentait (33%). L’évolution était favorable.
Conclusion : Les urgences infectieuses ORL sont fréquentes. Un diagnostic précoce et une prise en charge rapide et adaptée permettent d’éviter les complications.

Mots-clés : Urgence, Infection, ORL, HIAOBO

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