Profil lipidique des patients victimes d’accidents vasculaires cérébraux ischémiques au centre hospitalier universitaire de Libreville

Gnigone PM1, Nyangui Mapaga J1, Mambila G1, Nsame D2, Ziza Ngailan N2, Allognon MC3, Adama M1, Mboumba Mboumba C1, Diouf Mbourou N, Nsounda A1, Ndao Eténo M1, Ondo Apo O1, Kouna Ndouongo P1.

1 : Département de médecine interne et spécialités médicales, service de Neurologie, CHU de Libreville
2 : Département de médecine interne et spécialités médicales, service d’Endocrinologie, CHU de Libreville
3 : Département de médecine interne et spécialités médicales, service de Cardiologie, CHU de Libreville

Auteur correspondant : GNIGONE Pupchen Marylise ; Email : pupchen6@gmail.com; Tel : 0024177150657

 

Résumé :

Introduction : l’AVC est en croissance dans les pays africains du fait de la transition épidémiologique avec l’occidentalisation du mode de vie et le vieillissement de la population corrélé à l’augmentation des facteurs de risque vasculaires.
Objectif : Etudier le profil lipidique des patients victimes d’accidents vasculaires cérébraux ischémiques au Centre Hospitalier Universitaire de Libreville en 2022.
Patients et méthodes : Il s’est agi d’une étude rétrospective à visée descriptive et analytique qui s’est déroulée du 1er Janvier 2020 au 31 Décembre 2022. La population d’étude était constituée de patients victimes d’accident vasculaire cérébral ischémique, hospitalisés dans les services de neurologie et d’endocrinologie du CHU de Libreville durant la période d’étude.
Résultats : Au total 260 patients ont été inclus. L’âge variait de 28 à 98 ans avec une moyenne de 61,1±13,4 ans.
Il y avait 52,7% de femmes. Le profil lipidique retrouvé était fonction de l’anomalie lipidique. Ainsi par ordre de fréquence, on retrouvait l’hypercholestérolémie pure (41,1%), hypercholestérolémie LDL (28,8%), hypocholestérolémie HDL (27,7%) et hypertriglycéridémie (13,8%). Les facteurs significativement associés aux anomalies lipidiques étaient fonction du type d’anomalies.
Conclusion : L’AVC ischémique est le plus fréquent des AVC et possède de nombreux facteurs de risque modifiables tels que la dyslipidémie et l’hyperglycémie. La prévention primaire et secondaire des AVCI passe par la détection et la prise en charge précoce des anomalies lipidiques.

Mots clés : AVCI, profil lipidique, Libreville

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Profil clinique des patients fébriles dépistés pour le paludisme deux ans après l’interruption des interventions du programme : une étude prospective dans le Nord du Gabon

Ndong Ngomo JM1, Ndoutoume Ondo R2, Ntsame Obiang SW2, Essanga Ngomo HR4, Adekpdjou OA1, Razack AS4, Obame RE3, Bouyou-Akotet MK1, Mawili-Mboumba DP1

Affiliations :
1-Service de Parasitologie, Département des Sciences Fondamentales, Université des Sciences de la Santé,
2-Centre Hospitalier Universitaire de Libreville, Libreville, Gabon
3- Centre Hospitalier Universitaire d’Owendo, Gabon
4- Programme National de Lutte contre le Paludisme

Auteur correspondant : Ndong Ngomo Jacques Mari (06etindong@gmail.com, Phone number: +241 77772102)

 

Résumé

Introduction : Durant la période de la riposte contre la maladie à coronavirus apparue en 2019 (COVID-19), le déclin des activités de diagnostic du paludisme dû à la stigmatisation aux patients testés positifs à la COVID-19 a été décrit. L’absence d’intervention pourrait contribuer au changement de zone de type mésoendémique vers une zone hyperendémiqe avec l’apparition de profils cliniques complexes influencés les maladies liées à la pauvreté en zones rurales. Le but de cette étude était d’estimer la prévalence de l’infection plasmodiale et de décrire le profile clinique des patients présentant un syndrome fébrile.
Matériel et Méthodes : Une étude transversale a été menée à l’Hôpital Départemental de Bitam chez des patients fébriles ou ayant des antécédents de fièvre 2022. Pour toute inclusion, le consentement des parents ou tuteurs des enfants a été obtenu. Ensuite, les données sociodémographiques, anthropométriques et cliniques ont été obtenues et saisies dans le registre. Ensuite, le diagnostic biologique du paludisme a été réalisé en utilisant un test de diagnostic rapide (TDR).
Résultats : Au total, 190 patients ont été inclus. Le paludisme était la pathologie la plus fréquente (45,3%), suivi des infections respiratoires (11,1%). La prévalence de l’infection plasmodiale était comparable entre les enfants de moins 5 ans (48,8%), ceux de 5 à 11 ans (41,7%) et ceux âgés de plus de 11 ans (43,4%) (p=0, 2). Selon les signes cliniques associés au paludisme, les vomissements, la splénomégalie et la pâleur étaient plus les fréquents chez les patients testés positifs au TDR (TDR+).
Conclusion : Les signes cliniques associés au paludisme ont été principalement retrouvés chez les patients. Cependant, la splénomégalie, les vomissements et la pâleur étaient plus retrouvés chez les patients impaludés, suggérant un risque plus élevé de la survenue des formes graves du paludisme.

Mots-clés : Paludisme, TDR, signes cliniques, Bitam, Gabon

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COVID-long : étude du retentissement psycho-affectif chez les patients ayant séjourné en réanimation COVID au Centre Hospitalier Universitaire de Libreville lors de la deuxième vague

Essola L1, Ifoudji Makao A1, Gnigone P2, Bitégué L1, Manga F1, Nanga Etong ML1, Sima Zué A1

1. Service de réanimation du Centre Hospitalier Universitaire de Libreville (CHUL)
2. Service de neurologie du Centre Hospitalier Universitaire de Libreville

Auteur correspondant : Essola Laurence ; B.P: 7919 Libreville/Gabon ; tél : 00 (241) 77 42 62 38
E-mail : laurenceessola@yahoo.fr

 

Résumé

Introduction : les séquelles de l’infection à COVID-19 sont hétérogènes et handicapantes aussi bien dans le milieu professionnel que social. L’objectif était d’étudier le retentissement psycho-affectif du COVID-long chez les patients ayant séjourné en réanimation COVID au CHUL lors de la deuxième vague.
Patients et méthode : il s’agissait d’une étude observationnelle réalisée sur 10 mois comprenant un volet rétrospectif et descriptif de novembre 2020 à juillet 2021 avec étude des dossiers des patients survivants et un volet prospectif, descriptif et analytique consistant en une enquête en février 2022. En rétrospectif, les données sociodémographiques, cliniques et paracliniques étaient étudiées. En prospectif, les groupe A (patients COVID-long) et groupe B (patients guéris) étaient comparés afin de déterminer les facteurs de risque de COVID-long. Dans le groupe A, les symptômes persistants ou résurgents, les séquelles psycho-affectives et leur retentissement sur la qualité de vie étaient étudiés.
Les échelles HAD, SPRINT et SF-12 étaient utilisées.
Résultats : Sur 62 patients (61,4%) survivant à l’infection à SARS-CoV2, 48 patients (47,5%) étaient inclus. Vingt-huit d’entre eux (58,3%) présentaient un COVID-long. Le principal symptôme persistant était la dyspnée (n=16 ; 57,1%) et le symptôme résurgent était l’asthénie (n=2 ; 7,1%). Etaient associés à la survenue de séquelles, une atteinte pulmonaire critique (OR : 9 [ 1,3-60,6], p=0,03), des D-Dimères≥ 3000ng/ (OR : 2,3 [ 0,5-34,2], p=0,05). Dix-neuf patients (67,9%) avaient des séquelles psycho-affectives. Pour 15 patients (78,9%), il s’agissait des troubles anxieux avec un score HAD moyen de 14,6±11,1. L’altération de la qualité de vie concernait aussi bien la dimension physique avec un PCS-12 moyen de 48,7±24,6 que la mentale avec un MCS-12 moyen de 37,6 ± 17.
Conclusion : les séquelles psycho-affectives altèrent significativement la qualité de vie, d’où la nécessité d’un suivi psychologique des patients.

Mots-clés : COVID-long, Séquelle psycho-affective, HAD, Anxiété

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Urgences cardiovasculaires en milieu semi urbain : cas du Centre Hospitalier Universitaire AMISSA BONGO de Franceville, Gabon.

Kinga A1, * Mpori JM2, Akagha Kondé C3, Tchikaya Tchikinson Y4.

(1) Service de Médecine Centre Hospitalier Régional AMISSA BONGO de Franceville (CHRABF)
(2) Service de Pédiatrie Centre Hospitalier Universitaire Mère-Enfant de Libreville (CHUME)
(3) Service de Médecine Centre Hospitalier Universitaire d’OWENDO (CHUO)
(4) Service de Cardiologie Hôpital des Instructions des Armées OMAR BONGO ONDIMBA de Libreville (HIOBO)

*Auteur correspondant : Armel KINGA, Tel : +241 07 72 49 73 (portable), Email : kinga.armel@yahoo.fr

 

Résumé

Introduction : Les urgences cardio-vasculaires (UCV) constituent un champ de la cardiologie qui intègre des pathologies aigues et sévères. Les UCV mettent en jeu le pronostic vital à court terme. Notre étude avait pour objet de déterminer les aspects épidémiologiques, cliniques, évolutifs des UCV et leur nature en milieu semi urbain.
Patients et méthodes : Il s’agissait d’une étude rétrospective sur 12 mois, allant du 01 Janvier 2023 au 31 Décembre 2023 au service d’Accueil des Urgences du CHU AMISSA BONGO de Franceville, incluant tout patient reçu pour une urgence cardiovasculaire. Les données ont été colligées par le biais d’une fiche d’enquête, saisies et analysées avec les logiciels EPI info version française 6. 04. et EXCEL.
Résultats : Durant l’étude nous avons colligé 37 cas d’urgence cardiovasculaire sur un total de 4384 admis représentant une prévalence de 0,84 %. La moyenne d’âge était de 52,6±10,2 ans et la tranche d’âge la plus retrouvée était 60-69 ans. Le sexe masculin prédominait avec 66,7% avec un sex-ratio à 1,85. Le principal motif de consultation était le déficit neurologique avec 54,1%. L’hypertension artérielle (HTA) était le facteur de risque cardiovasculaire le plus retrouvé avec 70% et les accidents vasculaires cérébraux (AVC) étaient le diagnostic le plus fréquent avec 54,1% suivit de l’urgence hypertensive (32,4%) et de l’insuffisance cardiaque aigue (10,8%). L’évolution était favorable chez 29 patients (78,4%) et 8 patients décédés (21,6%).
Conclusion : Les AVC sont les urgences cardiovasculaires les plus retrouvées aux urgences dans notre étude. Le sexe masculin est le plus retrouvé et l’hypertension artérielle est le facteur de risque prépondérant.

Mots clés : Urgences cardiovasculaires, Hypertension artérielle, accident vasculaire cérébral, Franceville.

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Etude de la prévalence des protozooses intestinales, des parasitoses tropicales négligées et des facteurs de risque d’infections parasitaires intestinales dans les zones urbaine et rurale du Gabon

Ada Mengome MF1,2*; Kono HN1,2; Sibi Matotou HR1; M’bondoukwe NP1; Ndong Ngomo JM1; Moutombi Ditombi BCi1; Pongui Ngondza B1 Akomozogho L1, Mbang Nguema O1, Moutongo Mouandza R1, Bisseye C2, Mawili-Mboumba DP1, Bouyou Akotet MK1.

1 Centre de Recherche Biomédicale en Pathogènes Infectieux et Pathologies Associées, Département de Parasitologie-Mycologie, Université des Sciences de la Santé BP 4009, Owendo, Gabon
2 Laboratoire de Biologie Moléculaire et Cellulaire, Département de Biologie, Université des Sciences et Techniques de Masuku, BP 943, Franceville, Gabon

Correspondance et tiré à part : ADA MENGOME Mérédith Flore
Département de Parasitologie-Mycologie, Université des Sciences de la Santé BP 4009, Owendo, Gabon
Tel : +241 65 50 73 01, Fax : +241 01 70 48 96, Email : ada.meredith@yahoo.fr

 

Résumé :
Introduction : Cette étude visait à estimer la fréquence des protozooses intestinales, des parasitoses tropicales négligées et à déterminer les facteurs de risque associés aux infections parasitaires intestinales au sein d’une population d’adultes vivant en zones urbaine et rurale du Gabon.
Matériel et méthodes : Les caractéristiques sociodémographiques et les données relatives au mode de vie ont été recueillies à l’aide d’un questionnaire écrit. Un échantillon de selle et d’urine était collecté chez chaque participant. Les infections parasitaires intestinales (IPI) et l’infection à Schistosoma (S.) haematobium ont été diagnostiqués respectivement par les examens coprologiques et la technique de centrifugation urinaire. L’analyse statistique a été effectuée à l’aide du logiciel SPSS, version 20.0.
Résultats : Au total, 996 individus ont été inclus dont 501 en zone urbaine et 495 en zone rurale. La prévalence globale des IPI était de 34,8 %. Elle était plus élevée en zone rurale (57,0 % vs 13,0, p<0,001). La fréquence des protozooses intestinales était estimée à 26,5%, celle des géohelminthoses à 15,9% et S haematobium a été détecté chez 4 individus, dont 3 en milieu rural. La fréquence des IPI étaient significativement associées au faible niveau scolaire (ORa =1,75 ; IC95%=1,1-3,05, p=0,045), au fait de résider dans des maisons en terre battue (ORa=2,39 ; 95%IC=1,2-4,76, p=0.01) et à la possession de latrine non conventionnelles.
Conclusion : Les IPI sont fréquentes au Gabon et sont associées à des conditions de vie précaires. La schistosomose urinaire était moins répandue chez les adultes. Les campagnes de sensibilisation et les politiques de la réduction de la pauvreté pourraient être envisagées pour réduire le fardeau des IPI au Gabon.

Mots clés : parasites intestinaux, zones urbaine et rurale, facteurs de risque, Gabon

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Prévalence de l’anémie inflammatoire chez les porteurs asymptomatiques de parasites intestinaux en zones urbaines et rurales du Gabon.

Kono HN1,2,3*, Ada Mengome MF1,2,3, Pongui Ngondza B1,2, Sibi Matotou RH1,2, Ndong Akomezoghe L1,4, Moutombi Ditombi BC1,2,4, Koumba Lengongo JV1,2, Ndong Ngomo JM1,2,4, M’Bondoukwé NP1,2,4, Bisseye C3, Mawili-Mboumba DP1,2,4, Bouyou Akotet MK1,2,4

Affiliations :
1. Service de Parasitologie-Mycologie-Médecine Tropicale, Département de Sciences Fondamentales, Université des Sciences de la Santé (USS), Owendo, Gabon.
2. Centre de REcherche biomédicale en pathogènes Infectieux et Pathologies Associées (CREIPA), Libreville, Gabon.
3. Laboratoire de Biologie Moléculaire et Cellulaire (LABMC), Université des Sciences et Techniques de Masuku (USTM), Franceville, Gabon.
4. Unité Mixte de Recherche sur les Agents Infectieux et leur Pathologie (UMRAIP), Université des Sciences de la Santé, Owendo, Gabon.

*Auteur correspondant : helena.kono@yahoo.fr

 

Résumé

Contexte : L’objectif de cette étude était d’évaluer la prévalence de l’anémie et son association avec l’inflammation chez les sujets porteurs de parasitoses intestinales asymptomatiques chez les adultes au Gabon.
Matériel et méthodes : Une étude analytique transversale a été réalisée de septembre 2020 à mai 2022 dans différentes agglomérations selon le niveau d’urbanisation au Gabon : Libreville (zone urbaine), Koula-Moutou et Bitam (zones rurales). Tous les participants apparemment en bonne santé âgés de 18 ans et plus, résidents depuis au moins deux ans dans la zone d’étude, et qui acceptaient de signer un consentement éclairé ont été inclus. Les échantillons de sang et de selles ont été prélevés et analysés pour la mesure des biomarqueurs d’inflammation, le diagnostic de l’anémie et pour la détection des IPIs.
Résultats : Au total, 518 participants ont été inclus dont 64,5% (n=334) en zone urbaine et 35,5% (n=184) en zone rurale. La prévalence globale des IPIs était de 29,9% (155/518) avec une fréquence significativement plus élevée en zone rurale qu’en zone urbaine (respectivement 55,6 % et 14,7 %, p<0,001). Les taux élevés de CRP et hsCRP était significativement plus fréquents chez les parasités (respectivement 52,9% contre 38,0%, p=0,002 pour la hsCRP, et 22,6% contre 12,4%, p=0,003, pour la CRP). Environ 1/5 (21,8%) des participants était anémique (n=113) avec une prédominance en milieu rural (28,3% contre 18,3% en milieu urbain, p=0,008). Le taux d’anémie était plus élevé chez les individus parasités (26,5% ; n=41) que chez les non infectés (19,8%; n=72), mais il n’y avait pas d’association entre l’anémie et le portage d’IPI (p=0,120). Cependant, l’anémie était significativement associée à une élévation de la hsCRP (26,4%, 58/220, p=0,041).
Conclusion : Le portage chronique d’IPIs peut causer une inflammation chronique de bas grade qui est associée à des maladies chroniques à long terme. L’anémie était plus fréquente chez les individus parasités mais non de manière significative. L’association de l’inflammation et de l’anémie suggérerait que les IPIs asymptomatiques causant l’inflammation agiraient indirectement sur les niveaux d’Hb, affaiblissant ainsi progressivement la santé de la population.

Mots clés : anémie, inflammation, parasites intestinaux, Gabon.

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Profils épidémiolgique et clinique des ulcères de jambe chez les sujets drépanocytaires à Bangui.

Packo S1, Nana P2, Guilelo LT2, Packo N3, Ndoma V4.

1 Service d’hématologie Clinique, Centre National de Transfusion sanguine de Bangui
2 Centre de Recherche et Traitement de la Drépanocytose, Bangui (RCA)
3 départements de la santé publique, Centre des Maladies Sexuellement Transmissible.
4 services de chirurgie pédiatrique Centre Hospitalier Universitaire Pédiatrique de Bangui

Auteur correspondant : Packo Dieu-le-veut Saint-Cyr Sylvestre, Service d’hématologie Clinique, Centre National de Transfusion sanguine de Bangui. Tél 00236 72 42 12 16, Email: .

 

Résumé

Objectif : contribuer à la prise en charge de la drépanocytose à Bangui.
Patients et méthodes : Il s’agissait d’une étude rétrospective, descriptive allant du 1er Juin 2022 au 31 mai 2023 au Centre de Recherche et de Traitement de la drépanocytose à Bangui. Etaient inclus, les patients drépanocytaires ayant présenté un ulcère de jambe reconnus sur arguments cliniques. Les données étaient saisies et analyser par les logiciels Word 2010, Excel 2010 et Epi info version 7.
Résultats : Nous avons totalisé 29 cas d’un ulcère de jambe 89 patients (33,33 ). L’âge moyen était de 13 ans avec les extrêmes de 4 et 45 ans. Le sexe masculin prédominait avec un sexe ratio de 1,9. Les élèves et les sujets de bas niveau socioéconomique dominaient avec respectivement 51,72% et 55,17%. La forme homozygote était plus représentée (68,97%). Les rendez-vous de suivi étaient moins respectés (68,97%). Les motifs de consultations étaient la douleur (44,83%) et la boiterie (34,48%). Les lésions étaient plus localisées au côté gauche (44,83%) et au niveau de la malléole interne (62,06%).
Conclusion : la prévalence des ulcères des jambes reste élevée à Bangui. La prévention passe par le respect des directives de prise en charge.

Mots clés : ulcères jambes, drépanocytose, Bangui.

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