LE PRURIGO STROPHULUS EN CONSULTATION DE DERMATOLOGIE AU CHU D’ANGONDJE AU GABON : ASPECTS EPIDEMIOLOGIQUES ET CLINIQUES

Moussirou-Soumbou G1*, Zoa Assoumou S2, Mourembou G2, Ndjoyi Mbiguino A2

1. Service de Dermatologie, Centre Hospitalo-Universitaire d’Angondje, Libreville, Gabon.
2. Laboratoire National de Référence IST/Sida, Laboratoire National de référence OMS Rougeole, Rubéole et Fièvre jaune, Département de Bactériologie, Virologie, Immunologie et Hématologie fondamentale, Faculté de Médecine et des Sciences de la Santé, Université des Sciences de la Santé, Libreville, Gabon

*Auteur correspondant : soumbou.moussirou@gmail.com
B.P. 2154 Libreville
Tel. 00(241)06118377

 

RESUME

Introduction : le prurigo strophulus, dermatose immuno-allergique est un véritable problème de santé publique au Gabon. Il est responsable des consultations fréquentes chez les enfants en zone tropicale. Bien que de nombreuses études aient été menées dans le monde et en Afrique en particulier, au Gabon, il n’existe aucune donnée scientifique. Ainsi, l’objectif principal de ce travail est de déterminer la prévalence et les aspects épidémiocliniques du prurigo strophulus au CHU d’Angondjé (Gabon). Mais également de décrire les principales complications et de dégager les moyens de prévention.
Matériel et Méthodes : il s’agissait d’une étude rétrospective transversale à visée descriptive et analytique, réalisée dans l’Unité de Dermatologie du Département de Médecine du CHU d’Angondjé au Gabon. Ont été inclus, les patients âgés de 0 à 15 ans présentant un prurigo strophulus diagnostiqué cliniquement.
Résultats et Discussion : Cette étude montre que la prévalence du prurigo strophulus est de 25,1% chez les enfants consultés. La prédominance masculine des cas de prurigo strophulus est nette avec 57,3% (p = 0,02), la localisation au niveau des membres inférieurs est la plus fréquente (39,8%). La principale complication du prurigo est l’impétiginisation (18,4%). Par ailleurs 62,1% des malades avaient un terrain atopique personnel et/ou familial (prédisposition génétique). Le Gabon est un pays équatorial avec une verdure dense et une forte pluviométrie, entrainant une stagnation des eaux, favorable à la multiplication des moustiques et à la pullulation des insectes, agents vecteurs de dermatoses comme le prurigo. Dans cette étude, on observe un pic pendant la grande saison sèche (48,5%) qui correspond à la période où il y a une forte concentration d’eau stagnante. De plus, c’est le temps des vacances scolaires, propice aux jeux des enfants à l’extérieur des habitations.
Conclusion : Le prurigo strophulus reste un problème de santé publique au Gabon. L’éducation de la population,la protection vestimentaire, l’usage des répulsifs et l’assainissement de l’environnement, doivent constituer une préoccupation prioritaire pour les pouvoirs publics.

Mots-clés : Prurigo strophulus, dermatose, prévention, atopie.

ABSTRACT

Introduction: Prurigo strophulus, immuno-allergic dermatosis is a real public health problem in Gabon. It is responsible of frequent consultations in children in tropical areas. Many studies were conducted around the world and in Africa in particular. However, in Gabon, there is no data. This work aimed to determine the prevalence and epidemioclinical aspects of prurigo strophulus at the Angondjé Teaching Hospital Center (Gabon) and describe the main complications as well as identify the means of prevention.
Material and Methods: This was a retrospective cross-sectional descriptive and analytical study, conducted in the Dermatology Unit of Medicine Department of the Angondjé Teaching Hospital in Gabon. Patients aged from 0 to 15 years clinically diagnosed for prurigo strophulus, were included.
Result and Discussion: This study shows that the prevalence of prurigo strophulus is 25.1% among the children. The male predominance of prurigo strophulus is obvious with 57.3% (p = 0.02) and the localization in the lowerlimbs is the most common (39.8%). The main complication of prurigo is impetiginisation (18.4%). Moreover, 62.1% of the patients had a personal and/or familial atopic predisposition. Gabon is an equatorial country with dense greenery and high rainfall, causing water stagnation, allowing mosquito’s multiplication and insect’s proliferation, vectors of dermatoses such as prurigo. In this study, there is a peak during the long dry season (48.5%) corresponding to the period when there is a high water stagnant concentration. In addition, it is the time of school holidays, favorable to children’s games outside homes.
Conclusion: Prurigo strophulus remains a public health problem in Gabon. Population education, clothing protection,repellents use and environment cleansing must be considered as a priority for the public authorities.

Keywords: Prurigo strophulus, dermatitis, prevention, atopy

 

INTRODUCTION

Le prurigo strophulus est une dermatose immunoallergique très fréquente chez les enfants en zone tropicale [1]. Cette dermatose est liée à une hypersensibilité cellulaire retardée due aux venins ou à la salive des parasites de l’environnement [2-6]. C’est une affection bénigne, caractérisée par un prurit intense, principale plainte des patients, occasionnant ainsi des consultations fréquentes. A l’examen clinique, on retrouve des lésions papulovésiculeuses au niveau des zones découvertes des membres, principalement sur les jambes [7]. Le terrain atopique prédispose [8]. L’évolution est capricieuse et récidivante avec de nombreuses complications liées au grattage à type d’impétiginisation, de lichénification et de cicatrices pigmentées inesthétiques source de complexe psychologique. Ces récidives constituent une préoccupation pour les parents, se culpabilisant souvent sur le manque d’hygiène et craignant les conséquences esthétiques ultérieurs. Le traitement étant décevant, la prévention incluant l’assainissement de l’environnement, le port des vêtements appropriés tels que les hauts manches longs, des pantalons et des chaussettes de préférence en coton, ainsi que l’utilisation des crèmes répulsives reste donc fondamentale. En Afrique tropicale, plusieurs études ont mis en cause, la riche faune et flore avec une forte biodiversité des insectes piqueurs et acariens associés aux conditions socio-économiques précaires [9-11]. Ce qui constitue un véritable problème de santé publique dans les pays en voie de développement. A ce jour, aucune étude sur le prurigo strophulus n’a été conduite au Gabon. Ce travail a donc pour objectif de déterminer la prévalence de cette pathologie, de décrire les aspects cliniques et les principales complications et, de dégager les moyens de prévention qui permettraient de diminuer l’impact de cette dermatose et de contribuer à une meilleure prise en charge chez les enfants au Gabon.

 

MATERIEL ET METHODES

Il s’est agi d’une étude rétrospective transversale à visée descriptive et analytique, effectuée sur une période de 24 mois (01 septembre 2013 – 31 aout 2015). L’étude s’est déroulée dans le Département de Médecine du CHU d’Angondjé. L’étude a portée sur les patients des deux sexes, âgés de 0 à 15 ans et chez qui le diagnostic de prurigo strophulus a été porté. Tous les dossiers de patients âgés de 0 à 15 ans, chez qui le diagnostic de prurigo strophulus a été retenu sur la base des éléments cliniques suivant : dermatose prurigineuse faite de lésions érythémateuses, papuleuses, ou papulo-vésiculeuses voire bulleuses, de lésions de grattages et de macules pigmentées cicatricielles. Tous les dossiers de patients âgés de 0 à 15 ans, chez qui un prurigo malin a été diagnostiqué sur terrain VIH positif. Les variables étudiées à partir des dossiers ont été l’âge, le sexe, le lieu d’habitation des patients, la localisation des lésions, les complications, la notion d’atopie constituée d’antécédents d’asthme, de rhinite ou d’eczéma personnelle et/ou familiale, et la période de survenue des lésions. Lors de l’examen des dossiers, l’anonymat des patients était respectée, afin de préserver la confidentialité de es données. Les données de tous les cas colligés ont été saisies et analysées à l’aide du logiciel Epi Info Software version 6 (www.epiinfo.fr) et les graphiques sous Excel 2016. Les différences ont été considérées comme statistiquement significatives lorsque p<0,05.

 

RESULTATS

Au cours de la période d’étude, sur un total de 410 dossiers de patients vus en consultation, 103 cas de prurigo strophulus ont été enregistrés, soit une prévalence de 25,1%. L’âge moyen des patients atteints de Prurigo était de 4,8±4,6 ans. Les enfants âgés de 0 à 5 ans étaient les plus affectés (72 cas ; 69,9%), ceux provenant de la commune de Libreville représentaient le pourcentage le plus élevé (43,7%). On avait également noté une prédominance masculine (57,3%). Les caractéristiques sociodémographiques des patients atteints de prurigo sont présentées dans le Tableau I.

Tableau I : Caractéristiques sociodémographiques des enfants atteints de prurigo

 Effectif (n=103)Pourcentage (%)
Age (ans)
0-5
6-10
11-15
72
15
16
69,9
14,6
15,5
Sexe
Féminin
Masculin
44
59
42,7
57,3
Lieu d’habitation
Libreville
Akanda
Owendo
Autres localités
45
38
8
12
43,7
36,9
7,7
11,7

Le prurigo était localisé aux deux membres inférieurs dans 39,8% des cas et au niveau des quatre membres dans 36,9% des cas. La principale complication était l’impétiginisation (18,4%) suivi de la lichenification (8,7%). L’antécédent d’atopie personnelle était majoritaire (40,8%). L’absence d’antécédent d’atopie avait été notifiée dans 39 dossiers (37,9%).

La répartition des patients en fonction de la localisation, des complications et d’antécédents d’atopie est présentée respectivement dans les tableaux II.

 

Tableau II : description de la localisation des lésions, des complications et des antécédents d’atopie des patients.

LocalisationEffectifPourcentage (%)
Membres inferieurs
Membres supérieurs
Les quatre Membres
Profuse
41
7
38
17
39,8
6,8
36,9
16,5
Types de complications
Impétiginisation
Lichénification
Eczématisation
Lichenification+impétiginisation
19
09
05
1
18,4
8,7
4,9
1
Antécédents d’atopie
Atopie familiale
Atopie personnelle
Atopie familiale et personnelle
Absence d’atopie
9
42
13
39
8,7
40,8
12,6
37,9

 

Le nombre le plus important de patients atteints de prurigo strophulus s’élevait à 50 cas (48,5%) et avait été enregistré pendant la grande saison sèche. Vingt-huit (28) cas (27,2%) au cours de la grande saison des pluies et 15 cas (14,6%) pendant la petite saison des pluies (figure 1).

Figure 1 : Répartition des cas de prurigo en fonction des saisons à Libreville.
Légende : Petite Saison Sèche (PSS) de Décembre à Janvier ; Grande Saison Sèche (GSS) de Mai à septembre ;
Petite Saison des Pluies (PSP) d’Octobre à novembre ; Grande Saison des Pluies (GSP) de Février à avril.
Source : http://diakadi.com/afriquecentrale/pays/gabon/infos/clim.htm

L’analyse des facteurs associés à l’apparition du prurigo avait montré que le sexe masculin était un facteur de risque dans la survenue du prurigo strophulus (p=0,02) (Tableau III).

Tableau III : Facteurs associés à l’apparition du prurigo

Variables Enfants avec Prurigo
n (%)
Enfants Sans
Prurigo n (%)
Total n (%)p OR (IC 95%)
Age (ans)
0-5
6-10
11-15
72(31,9)
15(14,1)
16(20,5)
154(68,1)
91(85,9)
62(79,5)
226
106
78
0,061,81(0,98-3,36)
0,64 (0,29-1,38)
1
Sexe
Féminin
Masculin
44(20,3)
59(30,6)
173(79,7)
134(69,4)
217
193
0,021
1,73 (1,10-2,71) *
Lieu d’habitation
Libreville
Akanda
Owendo
Autres
45(23,8)
38(22,7)
8(33,3)
12(40)
144(76,2)
129(77,3)
16(66,7)
18(60)
189
167
24
30

0,05
0,46(0,21-1,05)
0,44 (0,19-0,99)
0,75(0,24-2,29)
1
* Statistiquement significatif

DISCUSSION

Les résultats de cette étude montrent que la prévalence du prurigo strophulus est relativement élevée (25,1%) chez les enfants. Une étude conduite en Côte d’Ivoire par Ahogo et al., a fait ressortir une prévalence beaucoup plus faible (13,2%) parmi les dermatoses infantiles [10]. Par contre, au Benin Adegbidi et al. ont trouvé une prévalence de 40,7% chez les enfants [1]. Ces disparités pourraient s’expliquer par la différence de risque d’exposition des enfants aux insectes.
La prédominance masculine des cas de prurigo strophulus est relevée dans cette étude avec 57,3% (p = 0,02) des cas, contrairement à celles de Ahogo et al., en Côte d’ivoire (41,75%) [10] et de Nimard et al., à Cuba [12]. La pratique plus importante des jeux dans le milieu extérieur chez les petits garçons comparativement aux petites filles, pourrait rendre compte d’un contact plus étroit de ces derniers avec les arthropodes, et ainsi expliquer ces résultats.
La tranche d’âge la plus touchée était celle comprise entre 0 et 5 ans. Ceci serait dû à leur contact quasi permanent avec les arthropodes du sol et de l’environnement où ils jouent à longueur de journée, car la plupart ne sont pas encore scolarisés. Nos résultats se superposent à ceux de la plupart des auteurs [10].
Le lieu d’habitation est un facteur de risque [9], en effet, le lieu d’habitation exposerait aux piqures d’arthropodes pouvant causer le prurigo strophulus. La capitale gabonaise comprend 3 communes (Owendo, Libreville et Akanda). Notre étude a révélé qu’il n’y a aucune différence significative entre vivre à Owendo, Akanda ou Libreville et vivre en dehors de la capitale en ce qui concerne cette pathologie. Comme l’ont retrouvé plusieurs auteurs, le prurigo strophulus reste lié aux conditions de vie précaire [9,10]. Cette pathologie constitue donc un véritable problème d’actualité dans les pays en développement.
La localisation au niveau des membres inférieurs a été la plus fréquente (39,8%) dans cette étude comme décrit dans la littérature [7] ; les enfants n’étant pas soucieux de la protection vestimentaire. La complication la plus fréquente retrouvée dans cette étude est l’impétiginisation (18,4%) comme précédemment rapporté par Ngwane et al., au Cameroun [13]. Au Gabon on note une forte humidité, une chaleur favorisant les infections, mais aussi des conditions socio-économiques médiocres, une hygiène défectueuse et une insuffisance des soins médicaux. Cet ensemble de facteurs de risque explique cette prédominance de surinfection.

Plusieurs types de prurigo sont reconnus : le prurigo malin qui est un trait clinique caractéristique de l’infection à VIH/Sida chez l’adulte en zone tropicale [14,15] ; le prurigo pigmentaire qui est une dermatose inflammatoire de cause inconnue survenant souvent au printemps et en été [16-19] ; le prurigo dans sa forme actinique est une photodermatose avec prédisposition génétique, déclenché par une exposition solaire. Il débute donc en été, et peut persister en hiver [20-23].

Dans cette étude, on a un pic pendant la grande saison sèche (48,5%) qui correspond à la période où il y a une forte concentration d’eau stagnante, le Gabon étant un pays à forte pluviométrie. De plus c’est le temps des vacances scolaires, propice aux jeux des enfants à l’extérieur des habitations.

En Europe par contre ce caractère saisonnier est bien connu pendant les saisons d’automne et de printemps [9]. Parmi les patients de l’étude, 62,1% avaient soit un antécédent personnel d’atopie, soit un antécédent familial d’atopie, soit les deux. Nos résultats sont par conséquent en phase avec les données de la littérature [10,23,24].

 

CONCLUSION

Le prurigo strophulus reste un problème de santé publique au Gabon. L’éducation de la population, la protection vestimentaire, l’usage des répulsifs et l’assainissement de l’environnement, doivent constituer une préoccupation prioritaire pour les pouvoirs publics.

 

CONTRIBUTION DES AUTEURS

Conception de l’étude et exploitation des dossiers : GMS. Analyse des données : GMS, SZA, ANM.
Rédaction : GMS, SZA, GM, ANM. Supervision et direction du travail : ANM.

 

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