PROFIL EPIDEMIOLOGIQUE ET CLINIQUE DU GLAUCOME CONGENITAL A L’INSTITUT D’OPHTALMOLOGIE TROPICALE DE L’AFRIQUE

Assoumou PA1, Mba Aki T1, Sylla F2, Kapinga Bulanda F3, Traore J2 , Mve Mengome E4

1- Département d’Ophtalmologie, Faculté de Médecine, Université des Sciences de la santé.
2- Institut d’Ophtalmologie Tropicale de l’Afrique.
3- Centre Hospitalier Universitaire d’Akanda.
4- Hôpital d’Instruction des Armées Omar Bongo Ondimba.

Auteur : ASSOUMOU Prudence Ada, Ophtalmologiste, Université des Sciences de la Santé ; E.mail :
prudence_apa@yahoo.fr.

RESUME

But : Evaluer les caractéristiques épidémiologiques et cliniques du glaucome congénital.

Patients et Méthodes : Il s’agit d’une étude descriptive et analytique qui s’est déroulée du 01 Janvier 2009 au 31 Aout 2011 à l’Institut d’Ophtalmologie Tropicale de l’Afrique (IOTA) à Bamako au Mali. Les enfants âgés de 0 à 3 ans présentant un glaucome congénital et ayant consulté pendant la période d’étude ont été inclus. Les variables étudiées concernaient l’âge de diagnostic, le sexe, les antécédents familiaux, les signes d’appel, la latéralité, le diamètre cornéen, la pression intraoculaire, le rapport cup/disc et la longueur axiale. Les données ont été saisies avec le logiciel Epi Info 6,04dfr et analysées à l’aide de Microsoft Excel 2007.

Résultats: Plus de la moitié des enfants avaient un âge inférieur ou égal à 6 mois au moment du diagnostic soit 52,4%. Les garçons ont représenté 71,4% des cas. La consanguinité a été retrouvée dans 38% des cas. La buphtalmie, la mégalocornée et le larmoiement clair ont été retrouvés dans 27% et 23%. La bilatéralité a été notée dans 90,5% des cas. Le diamètre cornéen compris entre 12-16 mm a été retrouvé dans 85,8% des cas. Dans un tiers des cas, la tension oculaire se situait entre 11-15mmHg. Le rapport cup-disc compris était inférieur ou égal à 0,3 dans 63% des cas. La longueur axiale entre 23-25 mm était retrouvée dans 42,8% des cas.

Conclusion : Le glaucome congénital demeure une affection dont le pronostic reste redoutable du fait de la non précocité du diagnostic.

Mots clés : glaucome congénital, Pression intraoculaire, consanguinité, cécité.

Lire la suitePROFIL EPIDEMIOLOGIQUE ET CLINIQUE DU GLAUCOME CONGENITAL A L’INSTITUT D’OPHTALMOLOGIE TROPICALE DE L’AFRIQUE

LES URGENCES CARDIOVASCULAIRES AU SERVICE DʼACCUEIL DES URGENCES ADULTES DU CENTRE HOSPITALIER UNIVERSITAIRE DE LIBREVILLE (CHUL)

Essola L1, Mandoukou Gassama M1, Ayo Bivigou E2, Mayaka CS1, Zongo B1, Sima Zué1 1- Service dʼanesthésie-réanimation et urgences adultes du centre hospitalier universitaire de Libreville 2- Service de cardiologie du centre hospitalier universitaire de Libreville Auteur correspondant : Essola Laurence ; B.P : 7919, Libreville/Gabon ; e-mail : laurenceessola@yahoo.fr

Résumé

Introduction : les urgences cardiovasculaires (UCV) représentent les premières causes de consultation dans les services dʼurgence.

Objectif : décrire les aspects épidémiologiques, cliniques et évolutifs des patients admis pour UCV aux urgences adultes du CHUL.

Matériels et méthode : il sʼagit dʼune étude prospective, transversale et descriptive réalisée sur une période du 15 décembre 2016 au 15 mars 2017. Les patients admis pour UCV dont la durée du séjour était supérieure ou égale à 24 heures ont été inclus. Les paramètres étudiés étaient les données sociodémographiques, les motifs de consultation, les données cliniques et paracliniques, les diagnostics retenus, la durée du séjour et le devenir des patients.

Résultats : durant la période dʼétude, 106 patients ont été admis pour UCV, soit une prévalence de 21%. Lʼâge moyen était de 57,3±13,7 ans, avec 55,6% de sexe masculin. Lʼhypertension artérielle était retrouvée chez 65 patients (61 ,3%). Le principal motif de consultation était le déficit hémicorporel (40,6%). Les accidents vasculaires cérébraux (68%) et lʼinsuffisance cardiaque (21,7%) étaient les principales pathologies retenues. La durée moyenne du séjour était de 3,6±2,3 jours. La mortalité était de 9,4%, liée surtout aux accidents vasculaires cérébraux (6,6%).

Conclusion : les UCV représentent une cause fréquente dʼadmission aux urgences. Lʼhypertension artérielle demeure le principal facteur de risque. Les accidents vasculaires cérébraux sont les UCV les plus fréquentes, avec une mortalité élevée, nécessitant lʼamélioration des mesures de prévention et de prise en charge de celles-ci.

Mots-clés : Urgences, Hypertension artérielle, Accident vasculaire cérébral, Mortalité

Lire la suiteLES URGENCES CARDIOVASCULAIRES AU SERVICE DʼACCUEIL DES URGENCES ADULTES DU CENTRE HOSPITALIER UNIVERSITAIRE DE LIBREVILLE (CHUL)

PRISE EN CHARGE DU CANCER DU SEIN DANS LE SERVICE DE CHIRURGIE « A » DU CHU DU POINT G.

SACKO O1, KEITA S1, DEMBELE AS3, SOUMARE L1, CAMARA A1, KOUMARE S1, CAMARA M1, DIALLO S2, SISSOKO M1, KOITA A1, TRAORE B1, DICKO H3, SANOGO ZZ1

1- Service de chirurgie « A » CHU du point G Bamako Mali.
2- Service de chirurgie « B » CHU du point G Bamako Mali
3- Service d’anesthésie et de réanimation CHU du Point G Bamako Mali

Auteur correspondant : Oumar Sacko chirurgien service de chirurgie « A » ; CHU du point G Bamako
BP 333 ; Tel portable (00223) 68478728\ 79166652 ; E-mail ousacko72@yahoo.fr

RESUME

But : rapporter l’expérience du service dans la prise en charge du cancer du sein.

Patients et méthodes : Il s’agissait d’une étude rétrospective et descriptive menée dans le service de chirurgie « A » du CHU du Point G. Elle s’est déroulée sur une période de 10 ans de 2004 à 2014. Ont été inclus dans l’étude tous les patients opérés dans le service pour tumeurs malignes du sein confirmées à l’examen histologique. N’ont pas été inclus dans l’étude les patients atteints d’affections mammaires et dont les résultats anatomopathologiques ne confirment pas un cancer du sein. Les techniques opératoires utilisées ont été dictées par le stade évolutif de la tumeur (mastectomie selon Patey avec curage ganglionnaire axillaire tumorectomie plus curage ganglionnaire, mastectomie de propriété). Le traitement néoadjuvant et/ou adjuvant utilisé a été la chimiothérapie et l’hormonothérapie. L’âge, le sexe, les signes cliniques, les techniques opératoires et les suites opératoires ont été étudiés. Les données ont été analysées à l’aide du logiciel Word, SPSS version 11.0, Epi info version 6.Fr. Le test statistique de comparaison utilisée a été le Chi2 avec un seuil de signification de p inférieur à 0,05.

Résultats : Pendant la période d’étude 125 cas de cancers du sein ont été recensés dont 98,4% des femmes (n=123) et 1,6% des hommes (n=2). La tranche d’âge de 40-49 ans a représenté 31,2% des cas avec un âge moyen de 45 ans. Les facteurs de risque suivants ont été retrouvés : notion de cancer du sein familial 8,8 % des cas (n=8), ménarches précoces 18,7% des cas (n=23), ménopause tardive 48,8% des cas (n=60) et le traitement oestroprogestatif chez 26 % des patientes (n=32). Les signes cliniques retrouvés ont été : tuméfaction mammaire 125 cas (100%), aspect de peau d’orange 61 cas (48,8%), aspect ulcéro-nécrotique 26 cas (20,8%, rétraction mammaire 20 cas (16%), écoulement mammaire 13 cas (10,4%), adénopathies axillaires 97 cas (77,6%). Le délai moyen de consultation a été de 6 mois. Une chirurgie à visée curative a été réalisée chez 90 patientes (72%) dont 87 cas (69,6%) de mammectomie selon Patey avec curage ganglionnaire axillaire et 3 cas (2,4%) de tumorectomie avec curage ganglionnaire. Une mastectomie de propreté a été réalisée chez 35 patientes (28%). La chimiothérapie a été réalisée dans 58,4% des cas (n=73). Les complications post opératoires ont été représentées par 11 cas de lymphoedème (8,8%), et 3 cas d’hémorragie (2,4%). Le taux de survie à 2 ans après chirurgie curative a été de 90%. Le carcinome canalaire a représenté 98 % des cas.

Conclusion. L’incidence du cancer du sein ne cesse d’augmenter ces dernières années il constitue de ce fait un problème de santé publique. L’amélioration de son pronostic passe par une éducation sanitaire et un dépistage précoce.

Mots clés : cancer, sein, mastectomie, chimiothérapie.

Lire la suitePRISE EN CHARGE DU CANCER DU SEIN DANS LE SERVICE DE CHIRURGIE « A » DU CHU DU POINT G.

LES COMPLICATIONS METABOLIQUES AIGUËS DU DIABETE AUX URGENCES ADULTES DU CENTRE HOSPITALIER UNIVERSITAIRES DE LIBREVILLE

Essola L1, Nkoh Ngoma NS2, Ifoudji Makao A1, Ngomas JF1, Sima Zué A1

1- Service dʼAnesthésie-Réanimation et Urgences du Centre Hospitalier Universitaire de Libreville (CHUL)
2- Service dʼEndocrinologie et Maladies Métaboliques du CHUL

Auteur correspondant : Essola Laurence ; B.P : 7919 Libreville/Gabon ; Tél : 00 (241) 07 42 62 38 ; e-mail : laurenceessola@yahoo.fr

Résumé

Introduction : les complications métaboliques aiguës du diabète sont des urgences médicales graves pouvant mettre en jeu le pronostic vital à court terme. Le but de ce travail était de décrire les aspects épidémiologiques, cliniques et évolutifs des patients admis pour complications métaboliques aiguës du diabète.

Matériels et méthode : nous avons mené une étude prospective à caractère descriptif sur une période de 3 mois (1er janvier 2017 au 31 mars 2017) aux urgences du CHUL. Les patients diabétiques connus ou non, admis pour une complication métabolique aiguë liée au diabète et ayant une durée de séjour supérieure ou égale à 24 heures ont été inclus. Les données sociodémographiques, cliniques, paracliniques, la durée du séjour et lʼévolution ont été étudiées.

Résultats : 72 patients ont répondu aux critères dʼinclusion soit une prévalence de 1,8%. Lʼâge moyen était de 44,7±16,5 ans. Le sex ratio était de 0,95. 62 patients (77,8%) étaient des diabétiques connus. Les principaux motifs de consultation étaient lʼaltération de lʼétat de conscience (50%) et lʼagitation psychomotrice (48,6%). Lʼacidocétose était la complication métabolique la plus fréquente (48,6%). Les infections étaient les principaux facteurs de décompensation (54,2%). La mortalité était de 1,3%. Le décès était lié au coma hyperosmolaire.

Conclusion : les complications métaboliques aiguës du diabète sont dominées par lʼacidocétose. Les infections sont une cause majeure de décompensation. Le taux de mortalité est faible mais peut être amélioré. Une meilleure connaissance de la maladie diabétique et de sa prise en charge permettra dʼaméliorer ces résultats.

Mots-clés : Diabète, Acidocétose, Infections, Mortalité, Urgences

Lire la suiteLES COMPLICATIONS METABOLIQUES AIGUËS DU DIABETE AUX URGENCES ADULTES DU CENTRE HOSPITALIER UNIVERSITAIRES DE LIBREVILLE

COUVERTURE VACCINALE DE L’ENFANT INFECTE PAR LE VIRUS DE L’IMMUNODEFICIENCE HUMAINE A LIBREVILLE (GABON)

Mimbila Mayi M, Kuissi Kamgaing E, Minto’o Rogombe S, Tchuendem Djouguela MP, Ategbo S, Koko J.

1-Département de Pédiatrie. Université des Sciences de la Santé, faculté de médecine, département de pédiatrie,
BP 4009 Libreville Gabon

Auteur correspondant : steeve.mintoo@hotmail.fr

Résumé

Introduction : Les enfants infectés par le VIH sont une population vulnérable par leur susceptibilité à l’infection. Des recommandations nationales ont été adoptées pour la vaccination des enfants vivant avec le VIH (EVVIH) mais leur couverture vaccinale a été peu étudiée.

Objectif : évaluer le niveau de la couverture vaccinale des EVVIH à Libreville.

Patients et méthodes : Il s’agit d’une étude descriptive, transversale réalisée en consultation spécialisée hospitalière à Libreville au Gabon.

Résultats : nous avons inclus 60 enfants, 85% avaient reçu le BCG à la naissance, 65% le vaccin polio oral et 3% le vaccin contre l’hépatite B à la naissance. La troisième dose de pentavalent (Diphtérie Tétanos Coqueluche Haemophilus influenzae b Hépatite b) avait été administrée à 74% des enfants, 60% avaient reçu au moins une dose de vaccin contre la rougeole, 13% avaient reçu une dose de vaccin contre le méningocoque et 4% contre le pneumocoque. Parmi les parents ou tuteurs, 68% déclaraient ne pas connaitre l’importance des vaccins et 50% n’avoir jamais été sensibilisé à la vaccination.

Conclusion : La couverture vaccinale de l’enfant infecté par le VIH reste insuffisante à Libreville. La vaccination des EVVIH doit être intégrée à leur prise en charge et associée à la trithérapie pour une meilleure prévention du risque infectieux cause majeure de morbidité et de mortalité chez ces enfants.

Mots clés : vaccination, enfant, VIH

 

Abstract

Introduction: HIV-infected children are a vulnerable group due to their susceptibility to infections. National recommendations were adopted for the vaccination of these children, but their immunization coverage remains understudied.

Objective: to estimate immunization coverage among HIV-infected children in Libreville and to determine factors impeding the vaccination.

Patients and methods: We conduct a descriptive and transverse study during the hospital visit. Results: Sixty children were included, 80% received BCG vaccine at birth, 65% the oral polio vaccine and 3% the hepatitis B vaccine at birth. The third dose of pentavalent vaccine (diphteria, tetanus, pertussis, hepatitis B, haemophilus influenzae B) had been given to 74% of children, 60% was received at least one dose of measles vaccine, 13% were vaccinated against meningococcus and 4% received pneumococcal vaccine. Among the parents or guardians, 68% claimed to have no knowledge of the importance of vaccine and 50% had not been raised awareness about the necessity and benefits of the immunization of children.

Conclusion: HIV-infected children immunization coverage is insufficient. The vaccination should be incorporated to provide comprehensive care for children associated with highly active anti-retroviral therapy (HAART) to reduce the risk of infection, leading cause of morbidity and mortality for HIV-infected children.

key words: immunization, children, HIV

Lire la suiteCOUVERTURE VACCINALE DE L’ENFANT INFECTE PAR LE VIRUS DE L’IMMUNODEFICIENCE HUMAINE A LIBREVILLE (GABON)

BLOCS DE LA PAROI ABDOMINALE DANS LA PRISE EN CHARGE ANTALGIQUE MULTIMODALE DE LA DOULEUR DE LA CESARIENNE : EXPERIENCE DU CENTRE HOSPITALIER UNIVERSITAIRE D’OWENDO

Obame R¹, Sima Olé B², Mandji Lawson J .M³, Essola L³, Sagbo Ada L.V¹, Diundu-Di-Kombile E. A¹, Nzoghé Nguema P¹, Sima Zué A³

(¹) Service d’anesthésie- réanimation – Centre Hospitalier Universitaire d’Owendo
(²) Service de Gynéco-Obstétrique – Centre Hospitalier Universitaire d’Owendo
(³) Département d’anesthésie-réanimation et urgences –Faculté de Médecine de Libreville

Auteur correspondant :
Docteur Obame Ervais Richard ; BP 2990 ; Email : obame_ozer2005@yahoo.fr; Tél : 00241 02061924

Résumé

Introduction : La prise en charge de la douleur des césariennes est souvent assurée par une analgésie multimodale.
Objectifs : évaluer l’apport des blocs de la paroi abdominale dans la prise en charge de la douleur de la césarisée et sa place dans la réhabilitation post opératoire.
Matériels et Méthodes : étude prospective et descriptive réalisée du 1er juin au 31 août 2016 au Centre Hospitalier Universitaire d’Owendo (CHUO). Seules les césariennes programmées, en urgences relatives et sous rachianesthésies étaient incluses. Le protocole analgésique était multimodale, débutée par la réalisation des blocs de la paroi abdominale associée à une analgésie intraveineuse. Les variables d’études étaient l’âge, l’évaluation de l’intensité de la douleur au repos et à la mobilisation (EVS).
Résultats : Durant cette période, 51 patientes (46% des cas) ont été incluses. La moyenne d’âge était de 29,51 ± 5,7 ans. Le bloc ilio inguinal ilio hypogastrique était le plus pratiqué chez les patientes. 88 % des patientes (n=45) avaient un EVS à 0 au repos dans les 6 premières heures post opératoire, 69 % à la 48ième heure (n=35), et 90 % à la 72ième heure post opératoire (n=46). A la mobilisation l’EVS était constamment inférieure à 2 chez la majorité des patientes. 62,5% parturientes avaient repris la marche pendant les douze premières heures.
Conclusion : Les blocs de la paroi abdominale apparaissent comme une bonne alternative pour le versant pariétal de la douleur de la césarienne. Ainsi, une analgésie multimodale efficace favorise une autonomisation rapide de la patiente.

Mots clés : Blocs abdominaux, analgésie multimodale, césarienne, réhabilitation

Lire la suiteBLOCS DE LA PAROI ABDOMINALE DANS LA PRISE EN CHARGE ANTALGIQUE MULTIMODALE DE LA DOULEUR DE LA CESARIENNE : EXPERIENCE DU CENTRE HOSPITALIER UNIVERSITAIRE D’OWENDO

LES AFFECTIONS NEUROCHIRURGICALES DE L’ENFANT AU CENTRE HOSPITALIER UNIVERSITAIRE D’ANGONDJE (CHUA) : PRISE EN CHARGE ET EVOLUTION

Kuissi Kamgaing E1,2, Minto’o Rogombé S1, Ada Loembe FC2, Koumba Maniaga R2,Koko J1, Ategbo S1,2.

1. Département de Pédiatrie, Université des Sciences de la Santé (USS), BP 4009 Libreville Gabon.
2. Service de Pédiatrie et de Néonatologie du Centre Hospitalo-Universitaire d’Angondjé (CHUA), BP 23798
Libreville – Gabon

Auteur correspondant :
Dr Kuissi Kamgaing Eliane; Tel : 0024107023971 / 0024106566722
Pédiatre Néonatologue ; Maître Assistant ; Email : e.kuissi@gmail.com
Département de Pédiatrie USS-Gabon

Résumé

Introduction : 38 enfants porteurs d’une affection neurochirurgicale ont bénéficié d’une prise en charge pluridisciplinaire dans le service de pédiatrie générale du CHUA, de janvier 2013 à décembre 2016.
Objectif : Décrire les aspects épidémiologiques des affections neurochirurgicales de l’enfant.
Patients et méthode : Il s’agit d’une étude préliminaire, rétrospective et descriptive portant sur des patients des deux sexes âgés de 0 à 15 ans.
Résultats : Des 3814 enfants hospitalisés, 45 répondaient aux critères d’inclusion (soit une prévalence de 1,2%) et 7 ont été exclus pour dossier incomplet. L’âge moyen était de 26 mois. La tranche d’âge de 0-1mois était la plus observée. Le sexe rsatio étant de 2,16. Les grossesses étaient non suivies dans 28,9% des cas et 42,2% des mères avaient présenté une pathologie au cours de la grossesse. Dans 76,3% de cas, il s’agissait de pathologies neurochirurgicales malformatives. L’hydrocéphalie était la plus observée dans 65,5%. Sur les 38 enfants, 27 ont bénéficié d’un traitement chirurgical, soit un taux de 71% et le taux de mortalité globale était de 28,9%. Dans le groupe des enfants présentant une malformation congénitale, 31% n’avaient pas été traités, le taux de mortalité était de 24,1%. Les complications à court termes étaient dominées par les infections et à long terme, par des retards psychomoteurs et de croissance.
Conclusion : Les pathologies neurochirurgicales sont redoutables car les taux de mortalité et de morbidité restent encore très élevés, d’où la nécessité d’un plateau technique adapté.

Mots-clés : méningocèle – spina bifida – hydrocéphalie – encéphalocèle – neurochirurgie

Lire la suiteLES AFFECTIONS NEUROCHIRURGICALES DE L’ENFANT AU CENTRE HOSPITALIER UNIVERSITAIRE D’ANGONDJE (CHUA) : PRISE EN CHARGE ET EVOLUTION