CONVULSIONS OCCASIONNELLES CHEZ L’ENFANT FEBRILE AU CHU D’ANGONDJE : ASPECTS EPIDEMIOLOGIQUES, CLINIQUES ET EVOLUTIFS

Y Nzame1, L Mbadinga1, U Bisvigou1, D Gahouma2, S Ategbo1, J Koko2, A Moussavou2

1 : Centre Hospitalier Universitaire d’Angondje
2 : Faculté de Médecine et des Sciences de la Santé de Libreville
Auteur correspondant : Y Nzame : BP 12645 Libreville, Gabon ; +24106267581 ; yolandenzame@gmail.com

Résumé
Introduction : Les convulsions occasionnelles représentent une des urgences les plus fréquentes chez l’enfant. Le but de ce travail était de décrire leurs principaux aspects épidémiologiques, cliniques et évolutifs au Centre Hospitalier Universitaire d’Angondjé (CHUA).
Patients et méthode : Nous avons réalisé une étude rétrospective et descriptive allant du 1er janvier au 31 décembre 2014 au CHUA. Nous avons inclus tous les enfants hospitalisés âgés de 1 mois à 15 ans ayant présenté des convulsions.
Résultats : Soixante-huit enfants ont présenté des convulsions occasionnelles, sur un effectif de 654 enfants hospitalisés pendant la période étudiée, soit une fréquence de 10,4%. L’âge moyen était de 3,9 ans ±3,8. Quarante-six enfants (67,6%) étaient âgés de moins de 5 ans. Le sex ratio était de 1,5. Le paludisme était la première cause des convulsions : 42,6%, suivi des crises fébriles 41,2%. Chez les enfants de 1 mois à 4 ans, les crises fébriles étaient la première cause des convulsions 38,2%, suivies du paludisme 22,1%. Trois cas de méningite bactérienne ont été documentés chez des enfants non vaccinés. L’évolution avait été favorable dans 89,7% des cas.
Conclusion : Afin de réduire la morbidité et la létalité liées aux convulsions occasionnelles en contexte fébrile chez l’enfant, le renforcement de la lutte contre le paludisme et le renforcement de la couverture vaccinale sont nécessaires.

Mots clés : convulsions, enfants, fièvre, paludisme, méningite

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ETATS DES LIEUX DE LA CHIRURGIE PEDIATRIQUE AU CENTRE HOSPITALIER UNIVERSITAIRE DE LIBREVILLE (GABON)

Boumas N1,2, Nzé Obiang PC3, Mougougou A1,2, Mba Ella R2, Mba Meyo J2, Ondo Ndong F2.

1 Service de Chirurgie du Centre Hospitalier Universitaire de Libreville, Gabon
2 Département de Chirurgie Université des Sciences et de la Santé, Gabon
3 Service d’Anesthésie – Réanimation – Urgences, Centre Hospitalier Universitaire de Libreville, Gabon
Correspondance : Dr Boumas Natacha
E-mail : natacha_boumas@yahoo.fr
Tel +241 04 31 54 95

 

Résumé
Introduction : Les hospitalisations en chirurgie pédiatrique ont augmenté du fait des traumatismes accrus, des maladies d’urgence et de la survie en cas de maladies congénitales. Notre but était de de décrire la pratique de la chirurgie pédiatrique au Centre hospitalier universitaire de Libreville (CHUL).
Patients et méthodes : Nous avons mené une étude observationnelle rétrospective allant de janvier 2015 à décembre 2017 au CHUL. Les aspects démographiques, diagnostiques, thérapeutiques et anesthésiologiques ont été analysés.
Résultats : Cinq cents trente-cinq patients ont été inclus durant la période d’étude. Ils représentaient 15% de l’ensemble des interventions chirurgicales. L’âge moyen était de 4 ans et le sex ratio de 4. La chirurgie en urgence représentait 25,4%. L’anesthésie générale au masque laryngé était réalisée dans 69,9 % suivie de l’anesthésie avec intubation orotrachéale dans 28,7%. L’anesthésie était associée à une anesthésie loco régionale dans 56,2% des cas.
Les anomalies congénitales étaient les plus fréquentes (74%) suivies des affections gastro intestinales (14%). Les interventions les plus réalisées étaient la cure de la persistance du canal péritonéo-vaginal (52,7 %) suivie de l’appendicectomie (8,2%). Les patients étaient dans 61,8% des cas opérés par des chirurgiens viscéraux adultes et dans 26,5% par des chirurgiens pédiatriques. La durée moyenne de chirurgie était de 49 minutes avec des extrêmes de 5 et 300 min.
Conclusion : L’activité chirurgicale pédiatrique demeure importante, la formation des chirurgiens pédiatres et la mise en place d’une unité chirurgicale pédiatrique amélioreraient la prise en charge des enfants.

Mots clés : Chirurgie pédiatrique ; Epidémiologie

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EVALUATION DE LA SECURITE EN ANESTHESIE PEDIATRIQUE DANS UN HOPITAL REGIONAL AU GABON

Nze Obiang PC1, Nzoghe Nguema P2, NGOMAS JF3, Obame R2, Essola L3, Sima Zue A3

1. Département d’Anesthésie-Réanimation-Urgence, CHU Mère et Enfant FJE, Libreville, Gabon.
2. Département d’Anesthésie-Réanimation-Urgences, CHU d’Owendo, Libreville, Gabon.
3. Département d’Anesthésie-Réanimation-Urgences, CHU de Libreville, Libreville, Gabon.

Correspondance : Nzé Obiang Pascal : nzepascal@gmail.com

 

Résumé
Introduction: Les particularités anatomo-physiologiques et les profils pharmacologiques des drogues anesthésiques chez l’enfant font la spécificité de l’anesthésie pédiatrique en termes de sécurité périopératoire. Sa pratique est délicate dans des structures hospitalières non spécialisées. Notre étude analyse l’anesthésie pédiatrique au sein d’une structure dédiée à la chirurgie pour adulte.
Patients et méthode : Etude rétrospective et descriptive de mai 2014 à mars 2017 menée au Centre Hospitalier Régional de l’Estuaire-Mélen. Les dossiers des patients ayant bénéficié d’une anesthésie pédiatrique ont été analysés du point de vue socio-démographique, clinique, anesthésiologique et évolutif.
Résultats : Deux cent cinq patients ont été inclus. La chirurgie viscérale représentait 85,4% et les urgences chirurgicales 11,7%. L’âge moyen était de 6,5 ans. Le sex-ratio était de 3,5. Les patients étaient classés ASAI dans 98%. Un médecin anesthésiste était présent pour tout patient de moins de 12 ans (76,1%). L’oxymètre de pouls et l’électrocardioscope constituaient l’essentiel du monitorage peropératoire. L’anesthésie était générale dans 91,7% et locorégionale dans 8,3% des cas. Les indications chirurgicales concernaient la chirurgie périphérique. Un laryngospasme et deux retards de réveil ont été relevés.
Conclusion : Dans les hôpitaux non spécialisés, la médicalisation de l’anesthésie pédiatrique permet de garantir une sécurité peropératoire dans le cadre de la chirurgie viscérale périphérique, avec un monitorage limité.

Mots clés : Anesthésie pédiatrique ; Sécurité anesthésique ; Hôpital non spécialisé

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EVALUATION DE LA PRATIQUE DE LA CHIMIOPROPHYLAXIE PRIMAIRE A L’ISONIAZIDE A BAMAKO ET KATI. MALI.

Traoré AM1, Dabo G1, Sy D2, Sylla D3, Ngo Mandeng MM1, Sanguisso K2, Traoré M5, Cissé T1, Kaya – Soukho A2, Toloba Y4,Traoré HA2, Minta DK1.

1 : Service des Maladies infectieuses, CHU du Point G. Bamako. Mali.
2 : Service de Médecine Interne, CHU du Point G. Bamako. Mali.
3 : Service de Médecine, CHU Hôpital du Mali. Bamako. Mali.
4 : Service de phtysio-pneumologie, CHU du point G. Bamako. Mali.
5 : Programme national de lutte contre la tuberculose/DNS. Bamako.Mali

Résumé
Objectif : Evaluer le niveau d’intervention et d’application de la chimioprophylaxie primaire à l’isoniazide (CPI).
Méthodologie : Etude transversale, descriptive à collecte prospective, conduite dans les services de prise en charge mixte de patients tuberculeux et des PvVIH du district de Bamako et du CHU de Kati durant 7 mois.
Résultats : Notre échantillon comptait 22 médecins généralistes, 15 médecins en spécialisation et 13 spécialistes d’organe. Leur durée moyenne d’expertise dans la gestion de TB était 5,2 ± 3,0 ans [0-12] ans et 4,5 ± 2,7 [0 – 11] ans pour la co-infection TB-VIH. Les prescripteurs admettaient à 96%, l’existence de la politique CPI, alors que 46% ignoraient l’existence d’un acte administratif pour la mise en oeuvre de la CPI. La description exacte des critères cliniques de mise sous INH était connue par 2%. Les prescripteurs reconnaissaient la disponibilité d’isoniazide dans leur structure dans 52% des cas, mais ne pratiquaient la CPI que dans 50%. La maîtrise correcte de la posologie de l’INH chez les enfants était notée chez 22% des médecins, contre 16% pour les adultes. La non adhésion à la CPI était liée à la crainte du risque d’évolution de la forme latente vers la TB-maladie pour 28% des prescripteurs et 68% exprimaient la crainte d’effets secondaires.
Conclusion : l’administration de la chimio prophylaxie primaire à l’INH (CPI) connait peu de progrès dans nos structures. L’initiation d’une stratégie de formation et d’information du personnel médical, permettrait d’optimiser l’application de la CPI.

Mots clés : chimioprophylaxie primaire, Isoniazide, tuberculose latente, PvVIH, co-infection

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KERATOMETRIE ET LONGUEUR AXIALE, POUR LE CALCUL DE LA PUISSANCE DE L’IMPLANT INTRAOCULAIRE DES CANDIDATS A LA CHIRURGIE DE LA CATARACTE A LIBREVILLE

Mba Aki T1, Nnang Essone JF2, Assoumou PA1, Anyunzoghe E3, Agaya C4, Mve Mengome E1

1. Département d’Ophtalmologie, Université des Sciences de la Santé, FMSS, Libreville
2. Département de Physiologie, Université des Sciences de la Santé, FMSS, Libreville
3. Département d’Epidémiologie, Biostatistique et Informatique Médicale, Université des Sciences de la
Santé, FMSS, Libreville
4. Programme national de lutte contre la cécité au Gabon

Auteur correspondant : Mba Aki Tatiana
Adresse e-mail : mbatati4@yahoo.fr
Boite postale : 9183

Résumé

Introduction : La chirurgie de la cataracte est devenue une pratique courante au Gabon. Cette situation suggère la mesure systématique des paramètres biométriques nécessaires au calcul de la puissance de l’implant intraoculaire, ce d’autant qu’il n’existe pas de référentiels.

Objectif: Déterminer les valeurs moyennes de kératométrie (Km), de longueur axiale (LAm), et de la puissance des implants intraoculaires (Pm) des candidats à la chirurgie de la cataracte.
Population et méthodes: L’étude a concerné 1196 personnes devant bénéficier d’une chirurgie de la cataracte. Les valeurs de Km (Dioptrie, D) et de LAm (mm) pour le calcul de la Pm (Dioptrie, D) selon la formule Sanders, Retzlaff, et Kraff (SRK) ont été comparées à l’âge et au sexe (p < 0,05).

Résultats : Km était de 43,4 ±1,5 D, LAm de 23,3 ± 0,9 mm et Pm de 21,6 ± 2,2 D. Une corrélation existait entre LAm (r = -0,174; p = 10-4), Pm (r = 0,226; p = 0,0001) et l’âge. De même, Km, LAm et Pm variaient en fonction du sexe (p = 0,0001). A l’inverse, Km n’était pas corrélé à l’âge (p = 0,520).

Conclusion : Les v aleurs d e K, L A e t P r etrouvées d urant c ette étude pourraient servir de référence lors des campagnes de chirurgie de la cataracte à Libreville. Par ailleurs, ces données permettraient une gestion hospitalière adéquate des stocks de consommables en lentilles intraoculaires

Mots-clés : Kératométrie, Longueur axiale, Implant intraoculaire, Chirurgie, Cataracte

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