PREVALENCE DES CANCERS CHEZ LES PERSONNES VIVANT AVEC LE VIH A LIBREVILLE DE 2010 A 2016 (GABON)

Koumakpayi IH1,2, Engohan-Aloghe C* 2, 3, Mistoul IA4, Coulibaly A1, Ivanga M2,
Igabouyi Moussadji C1, Belembaogo E1
1 Service d’Oncologie Médicale, Institut de Cancérologie de Libreville, Libreville, Gabon
2 Service ACP-BCO, Institut de Cancérologie de Libreville, Libreville, Gabon
3 Service ACP, Hôpital d’Instruction des Armées Omar Bongo Ondimba, Libreville, Gabon.
4Service d’Infectiologie du Centre Hospitalier Universitaire de Libreville (CHUL), Libreville, Gabon

*Auteur correspondant : Corinne ENGOHAN-ALOGHE; Tél : 065.86.79.60; Email : coengohan@yahoo.fr

 

Résumé

But : estimer la prévalence et la variété des cancers chez les personnes vivant avec le VIH à Libreville
Patients et méthodes : Il s’agit d’une étude rétrospective concernant 7308 personnes vivant avec le VIH, répertoriées dans le service d’infectiologie du Centre Hospitalier Universitaire de Libreville de Janvier 2010 à Octobre 2016. Les caractéristiques sociodémographiques, les antécédents gynéco-obstétricaux, les antécédents familiaux de cancer, les habitudes et modes de vie, le délai entre le début de l’infection et l’apparition du cancer, l’état immunitaire, la prise de thérapie antirétrovirale et le type de cancer ont été étudiés.
Résultats : 20% (1462) des personnes vivant avec le VIH étaient porteuses d’un cancer. Il s’agissait majoritairement de femmes âgées en moyenne de 44 ans. 20 types de cancer ont été mis en évidence. Le cancer le plus fréquemment retrouvé était le sarcome de Kaposi (47,6%) suivi des lymphomes malins non Hodgkiniens (11,3%), du cancer du col de l’utérus (7,8 %) et du cancer du sein (7,3%).
Conclusion : Nous avons observé une augmentation du nombre de cancers chez les personnes vivant avec le VIH.
La mise en évidence des facteurs de risque de ces cancers est donc d’intérêt afin de déterminer les stratégies de prévention et de détection précoce des cancers les mieux adaptées.

Mots clés : cancer – Gabon – prévalence – types – VIH

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SITUATION DU CANCER DU COL UTERIN AU GABON : UNE REVUE DE LA LITTERATURE

Ivanga M1, Engohan-Aloghe C2,3,*, Koumakpayi IH1,2, Meye JF4, Belembaogo E1
1 Service d’Oncologie Médicale, Institut de Cancérologie de Libreville, Libreville, Gabon
2 Service ACP-BCO, Institut de Cancérologie de Libreville, Libreville, Gabon
3 Service ACP, Hôpital d’Instruction des Armées Omar Bongo Ondimba, Libreville, Gabon
4 Département de Gynécologie Obstétrique, Centre Hospitalier Universitaire Mère-Enfant Fondation Jeanne
Ebori, Libreville, Gabon

*Auteur de Correspondance: Corinne ENGOHAN-ALOGHE; coengohan@yahoo.fr; Tel : +241 65867960

 

Résumé

Objectif : Ce travail a pour but de présenter la situation du cancer du col utérin au Gabon en décrivant les caractéristiques épidémiologiques des femmes testées et les obstacles à leur suivi de contrôle.
Méthodes : Une revue de l’ensemble des études publiées, dans des revues scientifiques avec comité de lecture, portant sur le cancer du col de l’utérus et les femmes dépistées au Gabon a été effectuée. Le registre des cancers de l’Institut de Cancérologie de Libreville a également été analysé, pour la période 2013 – 2017.
Résultats : Les femmes testées ont généralement plus de 35 ans, vivent en couple, sont instruites, multipares et ont des antécédents d’infections sexuellement transmissibles. La plupart d’entre elles ont peu de connaissances sur l’étiologie de la pathologie et les moyens de prévention. Lors du dépistage de lésions cancéreuses, les souches 16, 33 et 18 du virus du papillome humain sont les plus fréquemment retrouvées. L’IVA/IVL avec colposcopie en cas de suspicion de lésions précancéreuses et cancéreuses apparaît plus performante (100% de valeur prédictive négative) pour le dépistage que le frottis cervico-utérin dans notre population. Quant aux obstacles au suivi adéquat des femmes, ils sont d’ordres individuels, communautaires ou relatifs au système de santé.
Conclusion : Il est essentiel d’améliorer l’état des connaissances de la femme, sur la prévention du cancer du col utérin, de définir les tests les plus efficaces et les limites inhérentes à notre contexte en vue de définir les conditions nécessaires à la mise en oeuvre optimale d’un dépistage organisé du cancer du col utérin à l’échelle nationale.

Mot clefs : Col Utérin, Papillomavirus, Lésions précancéreuses, Cancer, Gabon

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PROFIL EPIDEMIOLOGIQUE DES PATIENTS ATTEINTS DE PANCREATITE AIGUË AU SERVICE D’HEPATO-GASTROENTEROLOGIE DU CHU DE LIBREVILLE

Maganga-Moussavou I-F épse Taba Odounga, Itoudi Bignoumba PE1, Nzouto PD1, Bisvigou U2, Mbounja M épse Zue Ndoutoumou1, Eyi Nguema AG1, Nsegue Mezui A1, Moussavou Kombila JB1
1 : Service d’Hépatologie Gastroentérologie et Endoscopie Digestive ˗ CHU de Libreville (Gabon)
2 : Département d’Epidémiologie, Biostatistique et Informatique Médicale (DEBIM), Santé Publique, Médecine
Légale et Médecine du Travail – Université des Sciences de la Santé Owendo (Gabon)
Auteur correspondant : inesmaganga@hotmail.fr

 

Résumé

But : décrire les aspects épidémiologiques, diagnostiques et évolutifs de la pancréatite aiguë.
Patients et méthode : Il s’agit d’une étude rétrospective descriptive à partir des dossiers de tous les patients admis
pour pancréatite aiguë, de mai 2016 à janvier 2019, au service d’Hépato-Gastroentérologie du CHU de Libreville. Les données démographiques, le lieu de provenance, les aspects diagnostiques, pronostiques, thérapeutiques et évolutifs ont été recueillis et analysés à l’aide du logiciel SPSS 20.
Résultats : Nous avions retenu 37 cas dont 21 hommes et 16 femmes, soit un sex-ratio de 1,3. L’âge moyen était de 41,9 ans avec des extrêmes allant de 19 à 75 ans. La moitié des patients (51,3%) étaient référés par le service des Urgences. Le maître symptôme était la douleur abdominale aiguë, retrouvée chez tous nos patients. La lipasémie était supérieure à 3 fois la normale dans 59,5% des cas. La TDM abdominale retrouvait des anomalies évocatrices dans 60% des cas. L’étiologie de la pancréatite aiguë était l’alcool dans 60% des cas. 17 patients (46% des cas) présentaient des éléments de gravité. Il y avait un syndrome de réponse inflammatoire systémique (SIRS) dans 32,4% des cas. La CRP était supérieure à 150 mg/L dans 10,8% des cas. Le score de Balthazar était supérieur ou égale à 4 dans 16,2% des cas. Le traitement était médical chez tous nos patients. La mortalité était élevée (13,5% des cas).
Conclusion : Dans notre étude, la pancréatite aiguë touche l’homme de 42 ans, ayant une compliance à l’alcool.
Elle est d’emblée grave dans 46% des cas et grevée d’une lourde mortalité (13,5%).

Mots clés : Pancréatite aiguë – alcool – gravité – mortalité – Gabon.

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INFECTION A VIH : PREVALENCE ET FACTEURS DE RISQUE DE GRAVITE CHEZ LES PATIENTS VICTIMES D’ACCIDENTS VASCULAIRES CEREBRAUX AU CHU DE LIBREVILLE

Nyangui Mapaga J 1-2, Gnigone PM1-2, Mambila Matsalou GA1-2, Apangha Okeghe SV1-2,
Camara IA1-2, Nsounda A1-2, Diouf Mbourou N1-2, Kouna Ndouongo Ph1-2.
1- Service de Neurologie CHU de Libreville
2- Département de Médecine interne de la faculté de Médecine de Libreville, Université des sciences de la
Santé (USS), Libreville

Auteurs Correspondants : Pr KOUNA NDOUONGO Philomène (ndouongoph@gmail.com)
Dr NYANGUI MAPAGA Jennifer (jenica45@yahoo.fr )
Dr GNIGONE Pupchen (pupchen6@gmail.com)

 

Résumé

Introduction: Les accidents vasculaires cérébraux chez les personnes vivant avec le VIH sont ces dernières années de plus en plus décrits dans la littérature, notamment en Afrique subsaharienne. Si l’Afrique a du mal à équilibrer les facteurs traditionnels des AVC, elle doit faire face aujourd’hui à un nouveau défi : celui de l’AVC/VIH. Le VIH s’associe dans son évolution à un risque de survenue des AVC. L’évaluation de l’effet du virus au cours de l’AVC présente donc un intérêt majeur en santé publique. L’objectif principal de l’étude était d’étudier la prévalence et les facteurs prédictifs de gravité de l’infection à VIH chez des patients victimes d’accidents vasculaires cérébraux au CHU de Libreville.
Méthodes: Nous avons inclus tous les patients victimes d’AVC ayant un statut sérologique positif au VIH, de janvier 2016 à décembre 2018 et hospitalisés dans le service de neurologie du CHU de Libreville.
Résultats: La séroprévalence chez les patients victimes d’AVC au CHU de Libreville était de 15,2% sur 885
patients inclus. L’âge moyen était de 56,4± 14,5 ans, avec des extrêmes allant de 10 à 91 ans. Les complications infectieuses étaient plus fréquentes chez les patients VIH positifs. Moins d’un quart (16,9%) des patients VIH positif était décédés durant l’hospitalisation. Ce travail a permis de souligner que les AVC survenaient plus fréquemment chez des sujets jeunes immunodéprimés au VIH.
Conclusion : Le renforcement du dépistage et la lutte contre les facteurs de risque vasculaire pourraient permettre de réduire l’incidence des AVC chez les personnes VIH à Libreville.

Mots clés : AVC, VIH, Libreville

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LE DEFI DE LA PRISE EN CHARGE D’UN LYMPHOME DU MANTEAU. A PROPOS D’UN CAS

Lédaga Lentombo LE1, Ntoutoume Sima F2, Igala M1, Pemba LF3, Ntsame Ngoua S1, Mfoumou Essono AF1, Kombila U1, Ibaba J1, Boguikouma JB1.
1- Service de Médecine Interne CHU Libreville
2- Laboratoire d’anatomie pathologique, CHU Libreville
3- Service d’Hospitalisation de jour du CHU Libreville

Auteur correspondant : LEDAGA LENTOMBO Léonie Esthere, Tel : +24166032298, BP : 4980 Libreville,
mail : ledalentombo@yahoo.fr

 

Résumé

Le lymphome est une hémopathie maligne qui se développe dans le système lymphatique. Lorsque la prolifération des lymphocytes concerne les cellules de la zone du manteau, on parle du lymphome du manteau. Il représente 6% de lymphome et touche le plus souvent le sujet âgé. Après la reconnaissance d’une prolifération lymphomateuse, la détermination de son phénotype et de ses caractéristiques génétiques nécessitent un plateau technique spécial. Aussi, le défi de la prise en charge d’un lymphome à Libreville se situe au niveau du diagnostic, du traitement et du suivi après rémission.
Nous rapportons le cas d’une patiente de 34 ans, suivie au CHUL depuis le 05/11/2018 pour un lymphome du manteau de type blastoïde, stade IV, MIPI 5. La coordination d’une collaboration internationale à permis de faire : le diagnostic en France, 6 séances d’une chimiothérapie de référence comportant 3 cures de R-CHOP21 et 3 cures de R-DHAOx21 dans le service de Médecine Interne du CHUL, une intensification suivie d’une autogreffe de cellules souches hématopoïétiques en Inde et, un traitement d’entretien à Libreville.
Ce cas clinique illustre les difficultés à surmonter dans notre système de santé et, présente l’espoir de mettre nos patients en rémission au terme d’une détermination créative.

Mots clés : Lymphome du manteau, autogreffe, Libreville, Gabon

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INTOXICATION AU PARACETAMOL CHEZ UN ENFANT DE 5 ANS AU CENTRE HOSPITALIER UNIVERSITAIRE PEDIATRIQUE DE BANGUI: UN CAS CLINIQUE ET REVUE DE LA LITTERATURE

Gody J-C1,2, Houndjahoue GF1,3, Ningatoloum Nazita S1, Gaspiet-Sonny VI1
1.Centre Hospitalier Universitaire Pédiatrique de Bangui (CHUPB), RCA
2.Faculté des Sciences de la Santé (FACSS), Université de Bangui, RCA
3.Médecins avec l’Afrique CUAMM International NGO, Padova, Italy

Correspondant: Ghislain Franck Houndjahoue. Tel:0023675681611; Email: fhoundja@yahoo.fr

 

Résumé

L’intoxication aigue au paracétamol est une cause fréquente d’intoxication médicamenteuse aussi bien dans les pays développés que sous-développés. Elle est responsable d’atteinte hépatique grave. L’efficacité au Nacetylcysteine (NAC), antidote du paracétamol, dépend habituellement du délai entre l’ingestion et l’heure de prise en charge. Dans l’observation suivante, nous rapportons le cas d’un enfant de 5 ans qui a présenté une encéphalopathie hépatique post intoxication aigue au paracétamol et qui a évolué favorablement malgré l’administration tardive du NAC.

Mots clés: Paracétamol, toxicité, N-acetylcysteine, enfant.

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PRISE EN CHARGE DU MYXOME DE L’OREILLETTE GAUCHE AU CENTRE HOSPITALIER UNIVERSITAIRE DE LIBREVILLE : A PROPOS DE DEUX CAS

Ndoume O.F1,2, Akagha K.C1,2,Yekini F.C1, Ndjibah A.L1,2, Ayo B.E1,2
1- Service de cardiologie CHU de Libreville
2- Département de cardiologie, Université des sciences de la santé de Libreville(Gabon)

Correspondance : Dr Francis Ndoume Obiang, téléphone : (241) 66 14 47 59 ; E-mail :
ndoume_francis@yahoo.fr

 

Résumé

Nous rapportons deux cas cliniques de patients de sexe masculin âgés respectivement de 51 ans et 56 ans hospitalisés dans le service de cardiologie du Centre Hospitalier de Libreville pour un myxome de l’oreillette gauche .La pathologie a été révélée dans les deux cas par une dyspnée d’effort. Le diagnostic a été effectué par l’échocardiographie et confirmé par une tomodensitométrie thoracique. L’indication chirurgicale en urgence a été posée dans les deux situations avec un retard de prise en charge chez l’un des patients occasionnant un pronostic péjoratif à court terme. L’évolution a été favorable chez le second patient ayant bénéficié d’une chirurgie précoce de la tumeur à l’étranger. Le plateau technique limité rend les conditions de prise en charge du myxome de l’oreillette difficiles à Libreville.

Mots clés : Myxome – échocardiographie – urgence – chirurgie – Gabon

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