ACTIVITES ANTIBACTERIENNE, ANTILEISHMANIENNE ET TRYPANOCIDE D’HYMENOCARDIA ACIDA

Akendengué B1*, Ambolo Kanga CM1, Mbongo Kama E2, Bories C3, Loiseau P3

1 Département de Pharmacologie et Toxicologie, Faculté de Médecine et des Sciences de la Santé, BP 4009,
Libreville, Gabon
2 Laboratoire de Biologie Médicale, Hôpital d’Instruction des Armées Omar Bongo Ondimba,Libreville, Gabon
3 Laboratoire de Chimie des Substances naturelles et de Chimiothérapie antiparasitaire, UMR 8076 CNRS BioCIS, Faculté de Pharmacie, Université Paris XI, 92296 Châtenay-Malabry Cedex, France

*Correspondance : Blandine Akendengué, BP 7464 Libreville (Gabon), E-mail : akendengueb@gmail.com

Résumé

Introduction : Une résistance accrue des microbes aux médicaments est observée. L’activité d’Hymenocardiaacida, plante africaine, a été évaluée sur diverses espèces.

Matériel et méthodes : Les extraits ont été préparés par macération successive de l’écorce de tronc d’H. acida, récoltée à Ekala et broyée, dans des solvants organiques à polarité croissante. Deux extraits ont été obtenus par traitement direct de la drogue par le méthanol et l’eau. Tous les extraits préparés ont été filtrés et évaporés sous vide. Les activités antibactérienne et antifongique ont été évaluées in vitro par la méthode de diffusion des disques sur Escherichia coli, Klebsiella pneumoniae, Staphylococcus aureus, Streptococcus B et Candida albicans alors que les activités antiparasitaires ont été déterminées selon la méthode de dilution contre Leishmania donovani donovani et Trypanosoma brucei brucei. Le criblage chimique des extraits a été réalisé avec les réactifs spécifiques des composés.

Résultats : L’extrait méthanolique brut d’écorce d’H. acida a révélé une forte activité contre Staphylococcus aureus et Streptococcus B suivi de l’extrait acétate d’éthyle. Les extraits méthanoliques ont aussi été actifs sur K. pneumoniae, T. brucei brucei et C. albicans. L’extrait chlorométhylénique s’est révélé actif sur L. donovani donovani. Aucune activité n’a été observée sur Escherichia coli. H. acida contient des alcaloïdes, flavonoïdes, terpènes, saponosides et stérols, responsables de son activité.

Conclusion : L’activité antimicrobienne d’H. acida justifie son utilisation dans le traitement des pathologies infectieuses.

Mots clés : Hymenocardia acida, antibactérien, antileishmanien, H. acida, Staphylococcus aureus, Streptococcus B, Klebsiella pneumoniae, Leishmania donovani donovani, Trypanosoma brucei brucei.

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MENINGITE ET HEMATOME MEDULLAIRE EPIDURAL COMPLIQUANT UNE RACHIANESTHESIE : A PROPOS D’UN CAS.

Ngomas JF, Soami V, Nze Obiang PC, Ifoudji Makao A, Manga F, Essola L, Sima Zué A.
Unité de Soins Intensifs, Centre Hospitalier Universitaire de Libreville (CHUL), Gabon
Auteur correspondant : Ngomas JF, e-mail : ngomasjf@yahoo.fr

Résumé :

La rachianesthésie ou anesthésie spinale est une technique anesthésique qui consiste à injecter un anesthésique local dans l’espace sous arachnoïdien, au contact des nerfs rachidiens et de la moelle épinière. Elle représente près de 14,7% des anesthésies en Afrique subsaharienne et environ 30% des techniques d’anesthésie locorégionale en France. Elle peut être à l’origine de complications gênantes voire invalidantes. Les auteurs rapportent ici un cas de complication double survenue après une césarienne réalisée sous rachianesthésie dans un contexte de prééclampsie sévère chez une patiente de 29 ans. Il s’agit d’une méningite bactérienne et d’un hématome médullaire épidural. Une antibiothérapie par céphalosporine de 3e génération ainsi qu’une laminectomie avec vidange de l’hématome ont permis une évolution favorable. Les complications de la rachianesthésie sont rares mais peuvent être graves. Leur prévention passe par le respect rigoureux des règles d’asepsie et des contre-indications.

Mots-clés : prééclampsie, césarienne, rachianesthésie, méningite, hématome médullaire épidural.

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LES AMETROPIES EN MILIEU SCOLAIRE PRIMAIRE DANS LA PROVINCE DE L’ESTUAIRE AU GABON

Assoumou PA1, 2, Kapinga Bulanda F2, Mba Aki T1, 4, Oyieye A3, Mve Mengome E3

1. Département d’Ophtalmologie, Faculté de Médecine, Université des Sciences de la santé, Gabon.
2. Service d’Ophtalmologie du Centre Hospitalier Universitaire d’Angondjé, Akanda Gabon.
3. Service d’Ophtalmologie de l’Hôpital d’Instructions des Armées Omar Bongo Ondimba, Gabon.
4. Service d’Ophtalmologie du Centre Hospitalier Universitaire d’Angondjé, Akanda Gabon.

Auteur correspondant : ASSOUMOU Prudence Ada. Département d’Ophtalmologie, Faculté de Médecine,
Université des Sciences de la santé, Gabon. E-mail : prudence_apa@yahoo.fr

 

Résumé

Introduction : Les amétropies sont des anomalies de la réfraction secondaires à une mauvaise mise au point de l’image sur la rétine.

Objectif : étudier les amétropies en milieu scolaire primaire dans la province de l’Estuaire au Gabon.

Patient et méthodes : Il s’est agi d’une étude transversale, descriptive et analytique qui s’est déroulée de mars à septembre 2015, dans les écoles primaires des circonscriptions Nord, Centre et Sud de la province de l’Estuaire au Gabon. Les variables étudiées étaient l’âge, le sexe, les antécédents oculaires, le niveau d’étude, la performance scolaire, les signes d’appel, l’acuité visuelle et le type d’amétropies.

Résultats : La prévalence des amétropies était de 16,2% avec un intervalle de confiance de 0,16±0,02. La tranche d’âge de 5-6 ans était la plus représentée dans 32,2% des cas. Une prédominance masculine était retrouvée dans 52,2%, des cas. Les pères et les mères portaient des lunettes dans respectivement 54,9% et 55,7% des cas. La classe préscolaire était le niveau d’étude le plus touché dans 21,2% des cas. Les patients avaient repris au moins 1 classe dans 16,9% des cas. Le larmoiement était noté dans 31,6% des cas. L’astigmatisme était présent dans 89,2% des cas.

Conclusion : Les amétropies sont une réalité à Libreville d’où la nécessité de dépistage et d’une prise en charge adéquate pour l’amélioration de la santé oculaire en milieu scolaire.

Mots clés : Acuité visuelle, Amétropies, Astigmatisme, myopie.

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PROFIL BIOLOGIQUE DES PATIENTS VIVANTS AVEC LE VIH A LIBREVILLE AU STADE PRETRAITEMENT

Nikiéma-Ndong Rosalie1, Mbang Bengone Aude1, Nsi Alexandrine2, Ndong Ella Corneille3, Ngou-Milama Edouard1, Ovono Abessolo Félix1

1. Département de Chimie-Biochimie, Faculté de Médecine, Université des Sciences de la Santé Libreville, BP 4009 Libreville-Gabon
2. Centre de Traitement Ambulatoire, Centre Hospitalier Universitaire de Libreville BP 7061 Libreville – Gabon
3. Laboratoire National de Santé Publique, BP 10736 Libreville – Gabon

Auteur correspondant : Nikiéma-Ndong Rosalie ; Email : rosalienikiema@yahoo.f

Résumé

Objectif : étudier le profil biologique des personnes vivant avec le VIH au stade pré-thérapeutique.

Matériel et méthodes : Il s’est agi d’une étude rétrospective menée d’Avril 2013 à Février 2014 au CTA du CHUL de Libreville. Les données cliniques et biologiques des patients dépistés positifs au VIH et ayant rempli la plupart des examens du bilan initial standard préconisé avant le traitement ont été collectées et analysées.

Résultats : Sur 114 patients inclus, 82,45% étaient des femmes et 19,43% de patients avaient un IMC<19kg/m2. L’hypoglycémie concernait 7,3% des patients contre 2,7% en hyperglycémie. Près du 1/3 des patients avait une urémie basse (34,72%) et plus du 1/3 une créatinémie basse (38,74%). Les taux d’ASAT et d’ALAT étaient bas chez 13,89% et 11,11% des patients respectivement. Par ailleurs, le taux de CD4 était faible pour 59,18% des patients. L’anémie était associée à un faible taux de CD4 (p<0,01).

Conclusion : L’infection à VIH au Gabon au stade pré-thérapeutique révèle de nombreux troubles biologiques. L’amélioration des stratégies de dépistage de masse ainsi qu’une plus vaste prise en charge gratuite des malades devrait amener à un traitement précoce et plus efficace.

Mots clés : VIH, ASAT, ALAT, créatininémie, anémie, CD4, sensibilisation

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PROFIL EPIDEMIOLOGIQUE ET CLINIQUE DU GLAUCOME CONGENITAL A L’INSTITUT D’OPHTALMOLOGIE TROPICALE DE L’AFRIQUE

Assoumou PA1, Mba Aki T1, Sylla F2, Kapinga Bulanda F3, Traore J2 , Mve Mengome E4

1- Département d’Ophtalmologie, Faculté de Médecine, Université des Sciences de la santé.
2- Institut d’Ophtalmologie Tropicale de l’Afrique.
3- Centre Hospitalier Universitaire d’Akanda.
4- Hôpital d’Instruction des Armées Omar Bongo Ondimba.

Auteur : ASSOUMOU Prudence Ada, Ophtalmologiste, Université des Sciences de la Santé ; E.mail :
prudence_apa@yahoo.fr.

RESUME

But : Evaluer les caractéristiques épidémiologiques et cliniques du glaucome congénital.

Patients et Méthodes : Il s’agit d’une étude descriptive et analytique qui s’est déroulée du 01 Janvier 2009 au 31 Aout 2011 à l’Institut d’Ophtalmologie Tropicale de l’Afrique (IOTA) à Bamako au Mali. Les enfants âgés de 0 à 3 ans présentant un glaucome congénital et ayant consulté pendant la période d’étude ont été inclus. Les variables étudiées concernaient l’âge de diagnostic, le sexe, les antécédents familiaux, les signes d’appel, la latéralité, le diamètre cornéen, la pression intraoculaire, le rapport cup/disc et la longueur axiale. Les données ont été saisies avec le logiciel Epi Info 6,04dfr et analysées à l’aide de Microsoft Excel 2007.

Résultats: Plus de la moitié des enfants avaient un âge inférieur ou égal à 6 mois au moment du diagnostic soit 52,4%. Les garçons ont représenté 71,4% des cas. La consanguinité a été retrouvée dans 38% des cas. La buphtalmie, la mégalocornée et le larmoiement clair ont été retrouvés dans 27% et 23%. La bilatéralité a été notée dans 90,5% des cas. Le diamètre cornéen compris entre 12-16 mm a été retrouvé dans 85,8% des cas. Dans un tiers des cas, la tension oculaire se situait entre 11-15mmHg. Le rapport cup-disc compris était inférieur ou égal à 0,3 dans 63% des cas. La longueur axiale entre 23-25 mm était retrouvée dans 42,8% des cas.

Conclusion : Le glaucome congénital demeure une affection dont le pronostic reste redoutable du fait de la non précocité du diagnostic.

Mots clés : glaucome congénital, Pression intraoculaire, consanguinité, cécité.

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LE SYNDROME D’ENTEROCOLITE INDUITE PAR LES PROTEINES ALIMENTAIRES A PROPOS DE 6 OBSERVATIONS

Ganga-Zandzou PS1,2, Kuissi Kamgaing E2,3, Minto’o Rogombe S3, Koko J3, Ategbo S3.

1. Service de Pédiatrie, Fédération Médico-chirurgicale de Pédiatrie, Centre hospitalier de Roubaix,11-17 boulevard Lacordaire, Roubaix, Cedex 1.
2. Service de pédiatrie polyclinique El Rapha Libreville, BP 256 Libreville Gabon
3. Département de pédiatrie Faculté de Médecine de Libreville, BP 4009 Libreville Gabon

Auteur correspondant : Ganga-Zandzou Patrick Serge ; Tel : 00336 82443323 ; Email : serge.gangas@ch-roubaix.fr

Résumé

Introduction : Le syndrome d’entérocolite induite par les protéines alimentaires est une forme particulière d’allergie alimentaire affectant l’appareil digestif. Les symptômes sont très variés et souvent sévères. Son diagnostic, le plus souvent réalisé tardivement n’est pas toujours aisé et son traitement est particulier. Nous rapportons les observations de 6 enfants ayant présentés un syndrome d’entérocolite induite par les protéines alimentaires dans les services de pédiatrie du Centre hospitalier de Roubaix et de la polyclinique El Rapha de Libreville sur une période de 7 ans.

Observations: 6 enfants ont présenté un syndrome d’entérocolite induite par les protéines alimentaires après ingestion de lait de vache. Tous ont présenté des signes digestifs caractéristiques. Le diagnostic était le plus souvent énoncé secondaire. Des complications étaient observées à type de déshydratation et de dénutrition. L’évolution était favorable après arrêt des protéines de lait de vache.

Conclusion : Cette forme clinique d’allergie aux protéines alimentaires ne doit pas être méconnue afin d’y répondre de manière adaptée car les complications sont potentiellement mortelles.

Mots – clés : entérocolite – protéine alimentaire – difficulté diagnostic – enfants.

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SITUS INVERSUS ET HERNIE HIATALE : CAS CLINIQUE

Soumare L1, Keita S1, Dembele AS2, Sacko O1, Camara M1, Koumare S1, Koita A1, Camara A1, Dicko H2, Sissoko M1, Diallo S3, Sanogo ZZ1.

1- Service de chirurgie “A” CHU du Point G, Bamako Mali
2- Service d’anesthésie et réanimation CHU du Point G, Bamako Mali
3- Service de chirurgie ‘’B’’ CHU du Point G, Bamako Mali

Auteur correspondant : Lamine S. SOUMARÉ, Chirurgien ; Service de chirurgie « A », CHU du Point G, BP 333 ;
Tel portable : (00223) 66720939 ; Email : la_sou@yahoo.fr; Bamako Mali.

Résumé

Introduction : Le situs inversus est une anomalie anatomique, de découverte souvent fortuite.

Objectif : rapporter un cas de situs inversus associé à une hernie hiatale par glissement.

Observation : Il s’agit d’une patiente de 35 ans qui a consulté pour des signes de hernie hiatale qui la réveillaient en pleine nuit. A la fibroscopie oesogastroduodenale, l’estomac présente un aspect en cascade qui ne permet pas de visualiser l’antre. A l’examen du transit oesogastroduodenal, l’estomac était situé à droite et la jonction oesogastrique en position sous diaphragmatique. A la tomodensitométrie, la poche à air gastrique était dans le thorax, l’estomac et la rate à droite, le foie à gauche. Après avoir retenu le diagnostic de hernie hiatale par roulement avec situs inversus, nous avons réalisé une fundoplicature selon Nissen. Les suites opératoires ont été simples.

Conclusion : Le diagnostic du situ invertus peut être difficile à cause de la poche à air gastrique qui est située à gauche de la jonction oesogastrique. L’absence de symptomatologie propre au situs inversus ne doit pas en faire oublier l’existence.

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